Demandes d'asile: Reynders contredit Francken sur la sécurité de Bagdad

Didier Reynders, ne s'est pas montré aussi affirmatif que son collègue de l'Asile, Theo Francken, à propos de la situation à Bagdad en termes de sécurité.
2 images
Didier Reynders, ne s'est pas montré aussi affirmatif que son collègue de l'Asile, Theo Francken, à propos de la situation à Bagdad en termes de sécurité. - © YORICK JANSENS - BELGA

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, ne s'est pas montré aussi affirmatif que son collègue de l'Asile, Theo Francken, à propos de la situation à Bagdad en termes de sécurité. Les services des deux départements devront se prononcer sur la question, a-t-il expliqué. Le secrétaire d'Etat à l'Asile a annoncé le gel des décisions les concernant et précise que les accords de Dublin sur le transfert vers le pays d'entrée en Europe seront appliqués. Motif: la situation en termes de sécurité s'est améliorée à Bagdad et dans les alentours.

Pas si sûr que ça 

L'initiative a été contestée. Elle aurait provoqué des tensions dans certains centres d'accueil. Quant au constat sur la sécurité, il est mis en doute. Les Affaires étrangères déconseillent très fortement les voyages vers l'Irak, la capitale y compris, parce que la sécurité n'y est pas garantie. "Je lui ai déjà fait remarquer que l'on devra quand même faire l'analyse de la situation", a indiqué Didier Reynders, s'exprimant sur RTL-TVi. "Je demande que les services se prononcent, les siens aussi. A-t-on affaire à une situation sûre, ou non, je n'en suis pas convaincu", a-t-il ajouté.

Facebook comme arme de dissuasion massive

Pour contrer une augmentation importante du nombre de demandeurs d'asile en provenance de la capitale irakienne, le secrétaire d'Etat a fait acheter un espace sur Facebook pour dissuader tous les candidats à un asile en Belgique. Il a également envoyé le 22 septembre une lettre aux demandeurs venant de Bagdad et résidant dans des centres d'accueil en Belgique. 
 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK