Delphine Boël : "Albert II doit faire un geste", disent les Belges

Une oeuvre de Delphine Boel... sans équivoque
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Une oeuvre de Delphine Boel... sans équivoque - © YVES BOUCAU - BELGA

70% des Belges estiment que le Roi Albert II devrait poser un acte à l’égard de Delphine Boël. C’est ce qui ressort d’un sondage exclusif RTBF réalisé du 29 août au 2 septembre par Dedicated. La majorité souhaite une reconnaissance légale, mais un geste de pacification serait déjà quelque chose…

C’est clair, net, et ce n’est pas du tout la stratégie de défense du Roi. Albert II devrait officiellement / légalement reconnaître Delphine Boël comme étant sa fille. C’est ce que pensent 47 % des Belges sondés.

S’il ne le fait pas, que peut-il faire d’autre ? 23% des sondés estiment qu’Albert II ne devrait pas officiellement ou légalement reconnaître Delphine Boël comme étant sa fille, mais poser un acte de pacification ou un geste symbolique. Par exemple, la rencontrer ou lui parler… Bref, faire quelque chose ! Additionnons les deux opinions ci-dessus et l’on obtient 70% de personnes qui estiment qu’Albert II doit agir. Certainement pas ne rien faire : 8% seulement des sondés choisissent l’option de l’inaction.

Communauté d’opinion

Des différences régionales ? Infimes. La Flandre est la plus convaincue de la nécessité d’une reconnaissance de paternité : 48%. Suivent, la Wallonie, avec 47% ; puis Bruxelles, avec 46%. Des différences insignifiantes. Quant à un geste symbolique de pacification, c’est aussi en Flandre qu’on le souhaite le plus (26%, contre 14% à Bruxelles et 19% en Wallonie).

Selon qu’on vote…

Si l’on croise ces résultats avec l’opinion politique des sondés, on constate que dans certains partis, le souhait de reconnaissance légale est plus répandu que dans d’autres. Ainsi, en Flandre, c’est parmi les électeurs N-VA qu’on trouve le plus de demandeurs (60%). En Wallonie et à Bruxelles, c’est au CDH (59% et 58%).

La vérité judicaire

L’opinion publique ne semble donc pas suivre la stratégie de défense d’Albert II. Nier être le père biologique de Delphine Boël est peut-être une posture juridique recommandée par les avocats du palais ; c’est aussi une attitude à contre-courant de ce que pensent les sondés. Le droit et l’opinion se rencontreront-ils plus tard, au terme de la procédure entamée par Delphine Boël ? La vérité judiciaire n’est pas toujours celle du cœur.

Johanne Montay

Sondage réalisé par internet du 29 août au 2 septembre par Dedicated auprès de 2714 Belges. Marge d’erreur maximale sur l’échantillon total de ± 1,9%.

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