Délestages en cas de pénurie d'électricité: réunion début septembre

"Nous avons bien reçu la confirmation de la part des autorités fédérales d'un risque de pénurie d'électricité durant l'hiver", déclare-t-on au cabinet du gouverneur de la province de Liège, Michel Foret. "Les gouverneurs doivent s'y préparer mais il y a toute une série d'étapes pour empêcher cela". Tout d'abord, la possibilité de s'approvisionner à l'étranger. Ensuite utiliser les réserves stratégiques (remettre en marche les turbines gaz-vapeur, ne plus alimenter certains clients qui auraient donné leur accord au gouvernement fédéral, etc.). Troisièmement: ne plus éclairer les autoroutes.

Et, en dernier recours, la mise en route d'un plan de délestage de certains territoires. Cette mesure, extrêmement rare et visant à rééquilibrer la production et la consommation, serait annoncée à la population trois jours à l'avance et la coupure durerait au maximum quatre heures.

Tout le territoire ne serait pas dans le noir en même temps : le pays est divisé en cinq zones, elles-mêmes découpées en six tranches. Si coupure il devait y avoir, ce serait par exemple dans toutes les tranches possédant le même numéro dans les différentes zones.

Les villes de plus de 50 000 habitants ne devraient pas être délestées. Bruxelles, Liège, Namur, Anvers seraient par exemple épargnées, si l'on se réfère à un plan de délestage de 2012 publié ce jeudi par De Standaard et la VRT.

Certaines infrastructures sensibles (notamment les hôpitaux, les entreprises Seveso, les prisons, etc.) seraient quant à elles "délestées" puis directement réalimentées.

Les gouverneurs des provinces doivent élaborer un plan d'urgence qui gérerait les conséquences d'un éventuel délestage, en collaboration avec les services de secours et les bourgmestres. Un plan d'urgence a déjà été élaboré en 2012 et fait notamment l'état des lieux des générateurs disponibles, des services de communication avec les communes, etc.


Belga

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