Déjà trop tard "pour se passer des 6000 mégawatts de nucléaire en 2025"

Damien Ernst ne croit pas en la sortie du nucléaire en 2025
Damien Ernst ne croit pas en la sortie du nucléaire en 2025 - © Tous droits réservés

Quel est l'avenir énergétique de la Belgique? Grand clerc, celui ou celle qui pourra le présenter avec certitude. La sortie du nucléaire est prévue pour 2025 mais pour Damien Ernst, professeur en électromécanique à l'ULg, on n'y parviendra pas: "Il ne faut pas se leurrer. Il est trop tard déjà maintenant pour se passer des 6000 mégawatts de nucléaire en 2025. A moins vraiment d'avoir une politique volontariste que je ne vois pas venir en termes d'investissements, on n'y arrivera pas".

Si la Belgique parvenait néanmoins à une sortie du nucléaire à la date prévue, cela ne se ferait pas sans casse: "problème de sécurité d'approvisionnement, prix trop élevés sur les marchés de gros qui menaceront la prospérité d'un tissu économique". Damien Ernst en appelle donc à la fin "de la politique de l'autruche".

L'espoir d'Electrabel

Ce manque de ligne directrice fiable a des conséquences sur la gestion des centrales nucléaires souligne le professeur d'électromécanique à l'Université de Liège. Une société comme Electrabel ne sachant pas à quelle sauce elle pourrait être mangée au-delà de 2025, elle aurait tendance à délaisser les investissements dans les parties non-nucléaires de ses centrales. 

"Electrabel espère au minimum prolonger 3000 megawatts de centrale après 2025, la société espère donc que les partis inscrivent dans leur programme une prolongation du nucléaire après 2025", reprend Damien Ernst, "j'encourage les politiciens à analyser le dossier nucléaire convenablement et à avoir une réponse claire pour l'avenir".

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