DéFI: deux débats pour présenter les quatre candidats au remplacement d'Olivier Maingain

Défi: deux débats pour présenter les quatre candidats au remplacement d'Olivier Maingain
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Défi: deux débats pour présenter les quatre candidats au remplacement d'Olivier Maingain - © HATIM KAGHAT - BELGA

La valse des changements de présidents à la tête des différents partis continue : après Ecolo, Groen, le PS, le sp.a, et alors que des seconds tours sont en cours au MR et au Cd&V, la campagne chez DéFI a déjà bien commencé. Plus médiatiquement, démarre ce soir le petit tour des débats entre candidats à la présidence. Débat ce mardi à Bruxelles/Woluwe-Saint-Lambert. Débat ce mercredi à Namur.

Le contexte est connu : Le président (depuis 1995, on parlait alors encore de FDF) Olivier Maingain, 61 ans, qui a déjà renoncé en mai à un nouveau siège de député fédéral (il l’était depuis 1991), confirmé bourgmestre de Woluwe en octobre 2018 (il est en poste, là, depuis 2006) a annoncé son intention de passer la main en ce qui concerne la présidence du parti.

Les candidatures pour sa succession pouvaient être déposées jusqu’au dimanche 20 octobre. 4 candidats se sont déclarés : deux Bruxellois et 2 Wallons. Et ce n’est pas faire injure à ces derniers que de penser que, pour DéFI, a priori, les deux candidats de la Capitale sont donnés favoris. Mais il appartient désormais aux 6000 militants de DéFI de se prononcer ; ce sera lors d’un Congrès électif à Tour et Taxis à Bruxelles le 1er décembre, vote entre 9h et 11h30. Et histoire de ne pas faire traîner les choses – comme ailleurs : Cd&V ou MR -, si un second tour se révélait nécessaire faute de voir un des 4 décrocher aussitôt 50%, ce second suffrage serait organisé le même jour, dans la foulée - soit entre 12h et 13h30.

4 profils bien différents

D’abord, par ordre alphabétique, Jean-Claude Crémer, 73 ans, retraité, ancien membre du MR, devenu vice-président provincial de DéFI Luxembourg. Dont on dit qu’il s’est surtout présenté parce que son champion, Didier Gosuin, avait renoncé à se porter candidat. Il entend surtout jouer sur son ancrage wallon, alors que le parti DéFI d’Olivier Maingain n’a cessé depuis quelques élections de tenter de mettre en avant son implantation en Wallonie : 40% des membres de DéFI seraient désormais wallons. Sans grands succès électoraux jusqu’à présent. Sauf que l’on attend encore beaucoup sa vision et son programme. Peut-être dans les débats de Bruxelles et Namur ?

François De Smet, 42 ans, philosophe de formation (docteur en philosophie de l’Université libre de Bruxelles), ancien directeur de 2015 à 2019 de Myria, le Centre fédéral Migration. Ancien conseiller d’Hervé Hasquin lorsque celui-ci était ministre-président de la Communauté française. Il apparaît un peu comme l’héritier naturel du président sortant : lequel l’a fait entrer chez DéFI il y a seulement un an et demi. François De Smet a décroché son siège de député fédéral (l’un des deux obtenus par DéFI le 26 mai) avec "pile" 10.000 voix de préférence. Pas mal, même si d’aucuns pointent aussi son manque d’expérience. Il est sans conteste l’un des favoris.

A 31 ans, Julie Leclercq, agent immobilier, dans cette course à la présidence de DéFI, entend s’afficher comme "la" voix wallonne de DéFI. Militante féministe. Avec un parcours certes atypique. Issue du PS, arrière-petite fille d’Arthur Gailly (1892-1974) bourgmestre socialiste de Mont-sur-Marchienne (1933-1934) et député wallon (1936-1961), elle avait quitté son parti peu avant les communales pour créer une liste dissidente, Parti social, à Engis en province de Liège, dont elle est conseillère communale depuis octobre 2018. Pour finalement passer à DéFI en décembre. Elle était candidate DéFI, 2e sur la liste pour la Chambre en province de Liège, mais n’a pas été élue avec 2009 voix.

Enfin, Christophe Magdalijns, 48 ans, l’autre favori… Bruxellois. Député régional depuis mai 2019 avec 2363 voix de préférence. Diplômé en sciences politiques et en administration publique. Venu du PS, il est entré au FDF en 2009. Il est surtout connu pour avoir été bourgmestre faisant fonction d’Auderghem, en remplacement de Didier Gosuin de 2014 à 2018. En interne, Christophe Magdalijns avait déjà tenté la course à la présidence de DéFI en 2015, se retrouvant face à Olivier Maingain et Bernard Clerfayt : il n’avait alors obtenu que 15,6%, finissant bon troisième.

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