Déconfinement en Belgique : les marchés peuvent rouvrir à de strictes conditions

Ce mercredi 13 mai, le Conseil National de sécurité se réunit pour discuter des dernières mesures prises pour contenir l’épidémie de coronavirus dans le cadre du plan progressif de déconfinement dont la phase 1B, avec la réouverture des commerces, a commencé ce lundi 11 mai.
Pour rappel, les prochaines phases de déconfinement de la Belgique sont prévues le 18 mai (phase 2) avec un retour (très progressif) à l’école, la réouverture des musées et à la vie sociale et puis le 8 juin (phase 3) avec notamment une hypothétique relance progressive de l’horeca.

Et dans la mesure où les voyants semblent au vert, ce Conseil national de sécurité ne devrait pas apporter trop de surprise.

Lors du dernier Conseil national de sécurité, les marchands ambulants avaient exprimé leur colère et leur sentiment de frustration. D’autant plus que certains commerces avaient pu rouvrir le 11 mai. "La réouverture des commerces s’est bien passée dans l’ensemble", a d’ailleurs souligné la Première ministre, Sophie Wimès.

Mais pour ce qui est de la réouverture des marchés, le secteur exigeait une réponse.

Les marchés ouverts sous conditions

Les bons retours de la phase une, mise en place le 11 mai dernier, permettent de déclencher la suite du déconfinement. A priori, les marchés pourraient rouvrir dès ce lundi 18 mai, début de la phase 2. Mais ils devront respecter des règles strictes : a priori les marchés pourront rouvrir à condition de se limiter à 50 marchands ambulants maximum et avec l’accord des autorités locales. De plus, ils devront mettre en place des mesures de respect des distanciations sociales, le port du masque obligatoire pour les marchands.


►►► Lire aussi : Phase 2 du déconfinement : les mesures à partir de ce 18 mai


Enfin, un plan de circulation devra être mis en place pour être sûr que les distanciations sociales seront respectées.

Content mais aussi dubitatif

Du côté des acteurs de terrain, on se réjouit bien sûr de pouvoir recommencer à travailler. Cela dit, cette annonce de Sophie Wilmès suscite aussi beaucoup de questions, comme l’explique Joen Verdonck, responsable d’une société de placements dans les marchés : " A quoi correspond le critère de cinquante échoppes. Est-ce que tous les marchés où il y avait plus de cinquante marchands avant ne seront pas autorisés ou est-ce que dans un marché où il y avait trois cents marchands, il faudra en choisir cinquante qui pourront ouvrir. Cela pose question. Sur quelle base on va choisir ? Je suis content de la reprise, mais je pense que le commerce ambulant aurait dû être pris en compte comme tous les autres commerces de détail, avec des règles de distanciation, des barrières, des sens de circulation."

Quant aux masques, qui sont imposés pour les vendeurs mais seulement recommandés pour les clients, ce responsable de marché espère bien que les citoyens mettront tous un masque pour protéger l’ensemble des vendeurs.

 

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