Mawda: après avoir menacé les recteurs des universités, Theo Francken modère ses propos

"Si les recteurs veulent jouer à un petit jeu politique sur les dossiers de migration, ils seront confrontés à un retour de boomerang. Tant sur le fond que publiquement", avait tweeté ce jeudi matin Theo Francken (N-VA), le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration.

 

Une réaction qui faisait suite à la lettre envoyée au Premier ministre par les 11 recteurs des institutions universitaires francophones et néerlandophones de Belgique. Missive dans laquelle ils disaient appuyer la demande de régularisation définitive de la famille de Mawda.

Cette régularisation permettrait à la famille de la fillette, tuée par une balle de la police, "de suivre la procédure judiciaire et de se recueillir sur sa tombe", écrivaient-ils notamment en exprimant par ailleurs leur préoccupation "devant le climat actuel à l'égard des migrants qui conduit à une dégradation progressive du respect dû aux personnes et de la protection des plus vulnérables dans nos sociétés".

Mais ce tweet semble en avoir choqué plus d'un. Le secrétaire d'Etat a donc renvoyé un tweet, juste avant midi, pour adoucir quelque peu son propos : "Je pense qu'il est bon qu'ils fassent entendre leur voix. Mais il vaut mieux être prudent sur un dossier de migration individuel sur lequel il y a tant d'incertitudes. Sinon, le boomerang menace", a-t-il écrit. 

Une dégradation progressive du respect dû aux personnes des plus vulnérables

"Ce gouvernement aura profondément repoussé les limites de la décence et de la responsabilité politique. Et c'est terriblement inquiétant pour notre démocratie", avait  répondu à Theo Francken, sur le même réseau social, Patrick Dupriez, le co-président d'Ecolo.

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