Décès d'Ibrahima : "C'est dans l'intérêt de tous que la justice soit faite vite et bien" dit le commissaire général de la Police fédérale

A propos de la manifestation qui s’est déroulée mercredi à Bruxelles suite au décès d’Ibrahima, le commissaire général de la Police fédérale Marc De Mesmaeker déclare comprendre que le citoyen veuille s’exprimer sur les émotions suscitées par la mort du jeune homme, mais "la manière dont cela s’est fait est tout à fait inacceptable. La Justice doit mener devant le tribunal ceux qui ont fait des dégradations et qui ont quand même blessé cinq policiers, dont une policière qui est hospitalisée. Cela doit être fait avec sérieux, tout comme l’autre aspect de l’événement, la mort tragique d’Ibrahima, doit être fait avec sérieux. C’est dans l’intérêt de tout le monde que la justice soit faite vite et bien et que la vérité soit déclarée : c’est dans l’intérêt de la famille et des amis d’Ibrahima et c’est dans l’intérêt des autorités administratives et judiciaires de savoir si oui ou non madame X ou monsieur Y a encore sa place dans les rangs de la police" dit-il, interrogé sur La Première.

A propos de la transparence du travail des policiers, Marc De Mesmaeker dit être "un adepte des bodycams : cela à un intérêt des deux côtés. Cela va inciter nos policiers et policières à la prudence puisqu’ils savent que leurs interventions sont filmées et, si le citoyen sait que son comportement et ses réactions sont enregistrés, cela pourra apaiser les esprits. J’ai demandé qu’un budget soit libéré cette année pour des bodycams dans la Police fédérale".

Dialogue

"Une police qui n’a pas la confiance de la population n’est pas une vraie police", poursuit-il. Mais "il y a des endroits, notamment dans les grandes villes, où la tension monte et où il y a un problème de confiance." La réponse doit être le "dialogue. Il faut intensifier le dialogue avec tous les partenaires. Cette année nous allons lancer le moniteur de la sécurité : une enquête qui mesurera la confiance de la population envers la police".

"Chaque acte de racisme est un acte de trop et est intolérable. Cela doit être vite traité, et avec sérieux. Je ne crois pas que ce soit vraiment un problème structurel à la police. Mais il y a eu des dérapages", reconnait-il. "Et il faut que les autorités et les responsables des services de police agissent, que ce soit par des mesures d’ordre ou des mesures disciplinaires".

Dans l’affaire Schovanek, ce qui n’a pas bien fonctionné, c’est notamment "le fait que la justice n’a pas informé les autorités disciplinaires de la police qu’elle avait des images. Mais je ne tournerai jamais la page de l’affaire Schovanek".

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