Débat Bouchez-Ducarme dans Jeudi en prime: un climat toujours glacial entre les candidats à la présidence du MR

Les deux hommes sont en lice pour le deuxième tour des élections à la présidence du MR. Ils ont débattu ce soir sur le plateau de "Jeudi en Prime".

Mardi soir, au terme d’un premier scrutin interne, Georges-Louis Bouchez avait récolté 6044 voix (44,59%). Un beau score, mais qui n’a pas suffi pour s’imposer dès le premier tour. Denis Ducarme a, lui, convaincu 25,12% des militants (soit 3405 voix). Ils se retrouvent donc face à face à l’entame d’un deuxième tour, à débattre.

Les deux hommes ont bien du mal à laisser leurs rancœurs de côté, les piques et les reproches croisés, même s’ils plaident chacun le rassemblement.

Climat toujours glacial entre les deux candidats

 Denis Ducarme compte-t-il se retirer de la course. "Non, les compteurs sont remis à zéro, c’est une nouvelle élection".

Le bilan du gouvernement Michel, le MR a gouverné 4 ans avec la N-VA. Quel regard portent-ils chacun ? "Nous avons commis des erreurs et la plus importante c’est que le Mouvement réformateur se soit un peu confondu au Premier ministre, au gouvernement. Le MR a servi de pare-feu au gouvernement", répond Denis Ducarme. 

Il est immédiatement contredit par Georges-Louis Bouchez : "Je ne considère pas que nous avons fait des erreurs, nous n’avons pas toujours expliqué correctement, mais je ne vois pas un seul dossier mené par Charles Michel, par ce gouvernement dont Denis Ducarme fait toujours partie aujourd’hui, qui ait été problématique, c’est un travail collectif et moi j’assume l’ensemble du travail de ma formation politique dans ce gouvernement". "Si on n’avait pas commis d’erreurs on n’aurait pas perdu 140 mille voix aux élections fédérales, on n’aurait pas perdu 25% de nos parlementaires à la Chambre", conclu Denis Ducarme.

Mais alors quelle majorité demain pour le fédéral. Avec la N-VA ? "Moi je suis un peu douché par rapport à la N-VA", explique Denis Ducarme, qui rappelle la défection de la N-VA sur une question purement politicienne. "Je ne veux pas exclure la N-VA, mais je ne veux pas privilégier une alliance avec la N-VA dans un prochain gouvernement. Pour moi toutes les options sont ouvertes"

Pour Georges-Louis Bouchez "exclure près de 46% de l’électorat flamand du prochain gouvernement fédéral, c’est avoir une bombe à retardement dans la maison Belgique. Moi je veux lier le MR et l’Open VLD, et celui-ci va avoir du mal à aller au gouvernement sans la N-VA."

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