De Wever veut négocier le confédéralisme avec Magnette

L'été dernier, lors de leur mission royale, Bart De Wever et Paul Magnette avaient déjà évoqué le confédéralisme
L'été dernier, lors de leur mission royale, Bart De Wever et Paul Magnette avaient déjà évoqué le confédéralisme - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Dans une longue interview accordée ce samedi au quotidien De Tijd et reprise par L’Echo, Bart De Wever revient sur sa volonté de négocier la transformation confédéraliste du pays.

Le président de la N-VA rappelle notamment qu’il était proche d’un accord avec Paul Magnette l’été dernier : "En juin, l’accord semblait être à portée de main. Nous devons maintenant voir quelle sera la situation en 2024. Au mieux, les résultats des élections seront si dévastateurs pour les libéraux – qui nous ont abandonnés et ont déshabillé la Flandre en échange du 16 rue de la Loi – que le basculement vers le confédéralisme sera inévitable".

Le confédéralisme en 2024

Bart De Wever compte remettre ce débat sur la table après les élections de 2024 et négocier avec la nouvelle génération du PS : "Je ne pense pas que le PS changera encore de direction. La nomination de Pierre-Yves Dermagne et Thomas Dermine (régionalistes wallons du PS, ndlr) en est la meilleure preuve. Ce sont des personnalités qui sont prêtes à prendre cette direction. J’espère encore pouvoir conclure un accord historique avec le PS en 2024, mais le parti aura-t-il encore suffisamment de pouvoir électoral pour mener sa Région dans cette voie ?"

La question bruxelloise

Bart De Wever plaide à nouveau pour que le premier parti de Flandre négocié avec le premier parti de Wallonie, y compris quand il s’agit d’envisager l’avenir de Bruxelles : Bien sûr, les francophones veulent mettre la main sur la capitale. Chaque année, leur ambition en la matière augmente en raison de la transformation que connaît Bruxelles. Celle qui était historiquement une ville flamande est devenue une ville cosmopolite sans "leitkultur" (culture dominante, ndlr), avec un penchant de plus en plus marqué pour une gestion de type "ville-État". Ce sont les deux choses essentielles dont nous devrons discuter et pour lesquelles nous devrons trouver un compromis historique.

Visiblement, le président des nationalistes n’entend pas ouvrir cette discussion avec les Bruxellois. Le chef de file des socialistes bruxellois, Ahmed Laaouej réagit

Rapport de force

Mais les souhaits de Bart De Wever risquent de se heurter à la réalité des urnes. Actuellement, en Flandre, le premier parti c’est de loin le Vlaams Belang. Le président de la N-VA réaffirme qu’il est impossible de négocier avec l’extrême-droite : "cela reste du hooliganisme politique".

La N-VA peine toujours à se situer. Critiquant le gouvernement fédéral d’un côté, suivant les mêmes choix politiques de cette crise sanitaire via notamment le gouvernement flamand où les nationalistes flamands sont omniprésents.

Par rapport aux dernières élections, en Flandre, tous les partis de pouvoir reculent, à l’exception du SP.A.

Mais que reste a-t-il de tout cela en 2024 ? Une éternité en politique.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK