De sondage en sondage, le triomphe du Vlaams Belang

Vlaams Belang, de loin le premier parti de Flandre
Vlaams Belang, de loin le premier parti de Flandre - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Une Flandre qui penche encore plus à droite, Wallonie et Bruxelles plutôt stables par rapport aux élections de mai 2019.

Ce sont les principaux enseignements du sondage IPSOS pour Le Soir, RTL-TVI, VTM.

Le Vlaams Belang triomphe

De sondage en sondage, la même tendance se confirme : l’extrême-droite est de loin la première force politique de Flandre.

Crédité de 27,7% des intentions de vote, le Vlaams Belang gagnerait 9% par rapport aux élections de mai dernier.


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Cette progression se fait principalement au détriment de la N-VA, 20% (-5,5%) et des autres partis qui composent l’actuelle majorité flamande : CD&V 11,8% (- 2,4%) et Open VLD 10 (-3,5%). C’est bien simple le gouvernement Jambon ne disposerait plus d’une majorité au Parlement Flamand, selon ce sondage.

Tout cela, fait que la troisième force politique de Flandre serait désormais le SP.A 12,5% (+ 1,7%). Faut-il y voir un effet Conner Rousseau, le nouveau président socialiste ? À confirmer.

Groen perd un peu de terrain et le PVDA continue sa progression, 7,3% (+ 1,7%).

Wallonie et Bruxelles (un peu) plus stables

Déjà tombé à son minimum historique en Wallonie lors des élections de mai 2019, le PS reculerait encore 23,7% (- 2,4%). Le MR avait réalisé l’un de ses plus mauvais résultats et resterait toujours bloqué à 20,5%.

Le PTB (18,7%, + 4,9%) chiperait la troisième place du podium wallon à Ecolo (15,5%, + 0,6%).

A Bruxelles, Ecolo conserverait la première place acquise lors des élections fédérales de 2019 : 19,1% (-2,5%). Suivent toujours : le PS 18,2% et le MR 17,4%. Les trois partis se tiennent de près.

Les autres formations garderaient grosso modo le même score que lors des élections même si le sondage pointe un cdH sous les 5% et donc sans plus aucune représentation au Parlement Bruxellois.

Avec de tels résultats, certains partis y réfléchiront sans doute à deux fois avant d’éventuellement provoquer des élections qui ne profiteraient réellement qu’à l’extrême-droite flamande.

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