De nouveaux recours possibles contre la carte d'identité avec empreintes digitales

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ID - © Jonas Hamers - ImageGlobe

De nouveaux recours à attendre contre les nouvelles cartes d'identité dont le ministre de l'Intérieur le N-VA Jan Jambon entend qu'elles comprenne à l'avenir les empreintes digitales. La commission de la vie privée s'y est déjà montrée défavorable. A présent, ce sont des juristes flamands qui mènent la fronde et menacent de recours devant la Cour constitutionnelle. 

Le projet de loi du ministre Jambon a été approuvé, mercredi, en commission de l'Intérieur de la Chambre. Un texte qui prévoit l'ajout des empreintes - index main gauche et main droite - sur les puces de nos cartes d'identité comme pour les passeports, afin de lutter contre les usurpations d'identité et indirectement le terrorisme. Un texte qui reviendra prochainement en plénière. La majorité avance en effet comme si de rien n'était, malgré "l'opposition de l'opposition" soit, malgré l'avis négatif de la commission de la vie privée. Et voici désormais un nouvel obstacle : les recours annoncés par l'avocat Matthias Dobbelaere-Welvaert du cabinet gantois "De Juristen", devant la Cour constitutionnelle. Il évoque lui aussi "une violation démesurée de la vie privée", "une obligation qui n'apporterait pas grand chose en termes de sécurité". Un juriste qui estime que "les autorités veulent toujours plus de renseignements personnels et qu'il faudrait y mettre un holà juridique". Il est actuellement en négociations avec d'éventuels alliés pour son action en justice.

Du côté du ministère de l'Intérieur, on répète une fois de plus que les empreintes ne seront pas stockées plus de 3 mois, ni centralisées, qu'elles ne seront lisibles sur les cartes que par des lecteurs autorisés.

En attendant les éventuels recours donc, le processus de remplacement des cartes démarrerait en avril 2019 et prendrait 10 ans, le temps de renouveler l'ensemble des cartes du pays.   
 

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