De Croo ne voit aucune raison de redémarrer l'aide au développement avec le Burundi

De Croo ne voit aucune raison de redémarrer l'aide au développement avec le Burundi
De Croo ne voit aucune raison de redémarrer l'aide au développement avec le Burundi - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo n'a pas l'intention de redémarrer l'aide au développement avec le Burundi comme l'y a convié le ministre burundais des Affaires étrangères Alain-Aimé Nyamitwe. Ce dernier a invité la Belgique a lever les sanctions frappant son pays. Alexander De Croo estime que la situation politique n'a pas fondamentalement changé.

Le gouvernement Michel a décidé en octobre 2015 de suspendre l'aide humanitaire avec le Burundi dans un certain nombre de domaines relevant directement des autorités locales - l'agriculture, l'enseignement et la santé n'ont été que partiellement suspendues - par crainte de récupération politique après les violences qui ont émaillé le processus électoral contesté qui a permis au président Pierre Nkurunziza d'être reconduit.

Le ministre Nyamitwe a mis en doute la légitimité des sanctions et appelé la Belgique à reconsidérer sa position, dans une interview mardi à la VRT.

Mais pour le ministre De Croo, la situation au Burundi n'a pas évolué favorablement, au contraire. Le pays a rejeté un appel du conseil de sécurité des Nations Unies d'envoyer une force policière de 250 éléments et aucun dialogue politique n'a été mis en place. Le ministre belge estime que le président et le premier ministre burundais portent une lourde responsabilité dans les événements qui ont coûté la vie à des centaines de personnes alors que des dizaines de milliers d'habitants ont été contraints de fuir. "Au Burundi, il n'y a plus de liberté d'expression, d'association ou de réunion, la situation économique s'est fortement dégradée et la population en est la première victime", a réagi M. De Croo. "Dans ces circonstances, nous ne voyons pas de raison de revenir sur notre décision", a-t-il conclu, soulignant l'intérêt de la mission d'une délégation de l'Union européenne qui se rendra au Burundi la semaine prochaine.

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