Daniel Cohn-Bendit: Sarkozy, Le Pen et Mélenchon promettent des "cul-de-sac"

Pour Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, la candidate des Verts, n’aurait pas dû participer au premier tour. "On aurait faire une primaire de gauche – socialistes, radicaux et écologistes. Et à la primaire, j’aurais dû participer, j’aurais fait entre 20 et 30% et ça aurait été un autre rapport de force. Et on aurait eu une autre possibilité d’intervenir dans la campagne".

Un accord a été conclu entre le PS de François Hollande et les Verts avant le premier tour. Europe-Ecologie-Les Verts aura-t-il donc une place dans le gouvernement di socialiste, s’il est élu ? "On doit le décider les 7 et 8 mai. Mais moi je suis absolument pour. Pour aider à sortir de la crise. Et ne pas être cynique. Parce que ceux à gauche de la gauche, comme Jean-Luc Mélenchon qui disent : ‘moi je ne veux pas participer au gouvernement’, et bien ils misent sur le pourrissement de la situation".

Au premier tour, la candidate du Front national Marine Le Pen a récolté 18,3% des voix. Ce vote FN est maintenant l’objet de toutes les convoitises. Pour Daniel Cohn-Bendit, ces électeurs ont été bernés. "Le Front national a une rhétorique agressive et régressive en même temps. Le vote pour le FN est peut-être un vote d’espoir. Les gens ont l’espoir qu’en revenant en arrière, qu’en revenant à une France sans immigré, à une France qui sort de l’euro, ça ira mieux. Et c’est ça qui est honteux, parce que ce n’est pas vrai. Aujourd’hui les gens espèrent quelque chose qui est un cul-de-sac. Comme d’ailleurs la gauche de la gauche, Mélenchon, le nationalisme républicain socialiste, la planification écologistes dans un seul pays, ça ne peut pas marcher".

Mais pour le Vert, Nicolas Sarkozy n’est pas plus honnête avec les électeurs. "Sarkozy quand il parle de l’immigration quand il dit qu’il va arrêter Schengen, c’est du baratin, ça ne se fera pas. Et ça c’est dégueulasse".

Le candidat socialiste, François Hollande, semble faire peur à certains dans une Europe en crise. Daniel Cohn-Bendit se montre plus optimiste. "Ca c’est la connerie, c’est des débiles. Tout le monde sait que s’il est élu demain il aura sa place. D’ailleurs vous soyez qu’il y a une évolution, tout le monde parle de croissance".

Pour lui, François Hollande l’emportera. Son pronostic ? "52-48". "Je crois que la majorité des Français n'est pas pour la politique de Hollande. Mais c’est un référendum contre Sarkozy".

J.C.

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