Daniel Bacquelaine: "Je n'ai jamais dit que le métier d'enseignant ne pouvait pas être reconnu comme métier pénible"

Daniel Bacquelaine
Daniel Bacquelaine - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les enseignants de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont décidé ce jeudi matin, d'observer une heure d'arrêt de travail. Une manière pour eux de sensibiliser l’opinion publique et les parents aux conditions de travail des enseignants, mais surtout à la pénibilité de leur métier à l'heure où le gouvernement fédéral doit encore définir les métiers dits "pénibles". 

Le fait d'être reconnu en tant que tel permettraient aux enseignants de partir plus tôt à la pension (avant 67 ans) ou de choisir de rester en bénéficiant d’une pension plus élevée.

Contacté ce jeudi matin, le ministre fédéral des Pensions rappelle que "la reconnaissance de la pénibilité du métier dépendra des négociations avec les partenaires sociaux".

Daniel Bacquelaine ne l'exclut donc pas : "A priori, je n’ai en tout cas jamais dit que le métier d’enseignant ne pouvait pas être reconnu comme métier pénible, et donc je m’étonne parfois du discours syndical qui tend à faire croire que le métier d’enseignant ne sera jamais reconnu comme métier pénible. Je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de défendre le statut d’enseignant".

"Il n’a jamais été question de supprimer les tantièmes préférentiels"

Le ministre MR se veut aussi rassurant concernant les tantièmes préférentiels, ce régime particulier pour certains métiers qui donne davantage de droits et permet notamment de raccourcir la carrière : "De nouveau, il n’a jamais été question de supprimer les tantièmes préférentiels tant que la reconnaissance de pénibilité n’est pas effective".

Pour le ministre, il faut donc aussi revoir le travail en fin de carrière, et là c’est un débat qui doit être mené par la Fédération Wallonie-Bruxelles, dit-il.

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