D. Bacquelaine: "Tous les ministres défendent les notionnels à l'étranger"

Daniel Bacquelaine tient à le préciser : "Tous les ministres défendent les notionnels à l'étranger"
Daniel Bacquelaine tient à le préciser : "Tous les ministres défendent les notionnels à l'étranger" - © RTBF

Selon le chef de groupe MR à la Chambre, Daniel Bacquelaine, les intérêts notionnels ont été créés pour pallier le refus de la majorité de diminuer l'impôt sur les sociétés, un impôt "tout à fait supérieur à la moyenne européenne". C'est d'ailleurs grâce à eux, dit-il, que la crise a pu être amortie. D'ailleurs, "tous les ministres défendent les intérêts notionnels à l'étranger", y compris le Premier ministre.

Interrogé sur une éventuelle baisse de l'impôt des sociétés en échange d'une suppression de niches fiscales, comme les intérêts notionnels, Daniel Bacquelaine répond ceci : "Je me réjouis du revirement de certains et d'une certaine partie de la gauche qui, tout d'un coup, nous rejoint, nous, le MR, dans sa proposition de diminuer le taux nominal de l'impôt des sociétés".

Diminuer l'impôt sur les sociétés, son parti le réclame "depuis très longtemps", dit-il, "c'est pour ça que les intérêts notionnels ont été créés". Et d'affirmer, que cela a permis d'amortir la crise.

Si Daniel Bacquelaine reconnaît que les PME n'en ont pas beaucoup profité, contrairement aux grandes entreprises, il estime qu'il faut "miser à la fois sur les PME, mais surtout aussi ne pas faire fuir les grandes entreprises de notre pays". Il cite en exemple le secteur pharmaceutique qui compte 30 000 emplois en Belgique.

Dans tous les cas, "il faut baisser l'impôt des sociétés que ce soit en diminuant les taxes ou en préservant les intérêts notionnels" car cet impôt est "tout à fait supérieur à la moyenne européenne". Mais il insiste, "avec la nécessité de garantir une certaine sécurité juridique pour les entreprises" car "on ne peut pas changer tout le temps de système parce que pour finir, plus personne ne nous croira".

Et d'ajouter : "Je signale que tous les ministres défendent les intérêts notionnels à l'étranger", comme le Premier ministre à Davos, "car ils savent que c'est cela qui permet d'attirer des investissements en Belgique".

Lui n'est d'ailleurs pas partisan de supprimer ces intérêts notionnels à terme.

"Dutroux a déjà eu sa deuxième chance"

Marc Dutroux sortira-t-il un jour de prison ? N'a-t-il pas droit à une deuxième chance ? "Il a déjà eu une deuxième chance en 1992, il est sorti de prison", rétorque-t-il. Aujourd'hui, "il faut préserver la société" et Daniel Bacquelaine croise les doigts pour qu'aucun magistrat ne se prononce un jour en faveur d'une liberté conditionnelle de Marc Dutroux. 

Sur la réforme de la libération conditionnelle

Quant à savoir pourquoi le monde judiciaire n'a pas été auditionné, comme il le réclamait, avant de voter la réforme des libérations conditionnelles, il répond : "Arrêtons de rire, cela fait 20 ans que l'on demande des peines de sûreté. On argumente sur ce thème depuis 20 ans et tout d'un coup parce qu'on passe à la concrétisation, on entend des cris d'orfraie (hurler, pousser des cris stridents, souvent sans réelle justification, ndlr). Ce n'est pas très cohérent".

"La procrastination (tendance à remettre systématiquement au lendemain ce qu'on peut faite le jour même, ndlr) et la tergiversation, je pense que c'est assez, et un moment donné il faut passer à l'action et c'est ce qu'on a fait", conclut-il.

 

C. Biourge
 

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