Crise politique francophone: à quoi s'attendre au Parlement wallon?

Crise politique francophone: à quoi s'attendre au Parlement wallon?
Crise politique francophone: à quoi s'attendre au Parlement wallon? - © ERIC LALMAND - BELGA

Gros coup de tonnerre dans la politique belge francophone lundi: le cdH a lancé un appel aux autre partis à former de nouvelles majorités régionales et à écarter le PS.

Maintenant, place aux négociations et donc à une période transitoire. Car contrairement au fédéral, impossible de passer par des élections anticipées dans les régions et communautés.

Que va-t-il se passer maintenant ? Voici quelques éléments d'analyse pour le Parlement wallon.

Première étape bien sûr : trouver une majorité alternative. Dès que des partis parviennent à un accord, ils déposent un motion de méfiance au Parlement régional. En plus de 35 ans, la première motion de méfiance individuelle a été déposée il y a quelques mois par l'opposition contre le ministre Paul Furlan, empêtre dans le scandale Publifin, motion qu'il a en quelque sorte précédée en démissionnant.

Celle-ci sera la première collective, demandant le départ de plusieurs ministres, vraisemblablement les socialistes si le cdH parvient à fédérer autour de lui. Il faut aussi proposer le nom des nouveaux ministres remplaçants. Et dans les 48 heures, le Parlement est convoqué pour le vote.

En attendant, le travail peut officiellement continuer. Mais on imagine mal le gouvernement se réunir, après ce que les anciens partenaires ont dit l’un de l’autre. On imagine mal la commission d'enquête Publifin travailler comme prévu ce jeudi, loin de toute sérénité. Et on imagine mal un ministre répondre encore au nom d’un gouvernement si déchiré. Bref : une sorte de majorité PS-cdH en affaires courantes... en attendant une nouvelle coalition.

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