Crise en Catalogne : des proches de Carles Puigdemont interpellés pour détournement de fonds publics

Crise en Catalogne : des proches de Carles Puigdemont interpellés pour détournement de fonds publics
Crise en Catalogne : des proches de Carles Puigdemont interpellés pour détournement de fonds publics - © THIERRY ROGE - BELGA

La Garde civile espagnole a interpellé 21 personnes en Catalogne dans le cadre d’une enquête pour détournement de fonds publics visant l’ancien président régional Carles Puigdemont, a-t-elle indiqué mercredi par communiqué.

L’ancien ministre catalan Xavier Vendrell (gauche séparatiste), l’homme d’affaires Oriol Soler et David Madí, président de l’ancien parti centriste catalan CDC, ainsi que 18 autres personnes sont soupçonnées d’avoir détourné de l’argent public pour couvrir les frais en Belgique de Carles Puigdemont, installé à Waterloo depuis la déclaration d’indépendance, restée sans effet, de la Catalogne en octobre 2017.

Les fonds proviendraient de la Députacion de Barcelone, organe qui assure les différentes fonctions administratives et exécutives de la province de Barcelone, et de l’ASBL "Plataforma pro Selecciones Deportivas Catalanas", qui œuvre au rayonnement international des équipes sportives catalanes, a précisé la Garde civile.

Des perquisitions ont également été menées aux domiciles ou dans des entreprises appartenant à des membres de la mouvance séparatiste en Catalogne, selon les journaux La Vanguardia et El País, ainsi que la chaîne publique RTVE.

Référendum illégal

Carles Puigdemont s’est installé en Belgique après la déclaration d’indépendance votée le 27 octobre 2017 par le parlement catalan à 70 voix sur 135, mais avortée.

En mai 2019, l’ancien président séparatiste a été élu pour siéger au Parlement européen. La justice espagnole a cependant demandé en janvier dernier que l’institution européenne lève l’immunité liée au mandat de parlementaire de M. Puigdemont. Les tribunaux espagnols espèrent juger l’indépendantiste pour sa participation à l’organisation d’un référendum d’autodétermination illégal en Catalogne le 1er octobre 2017, qui avait mené à la déclaration d’indépendance de cette riche région du nord-est de l’Espagne.

En octobre 2019, la Cour suprême espagnole avait condamné neuf indépendantistes catalans à des peines comprises entre neuf et 13 ans de prison pour sédition et malversations. Les trois autres personnes poursuivies, d’anciens membres du gouvernement catalan, avaient écopé d’amendes pour désobéissance.

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