Gouvernement Michel bis: "C'est un beau cadeau pour la N-VA" selon Jean Faniel

Depuis ce dimanche, la N-VA ne fait officiellement plus partie du gouvernement fédéral. Mais est-ce forcément une mauvaise chose pour elle ?  Pour le docteur en sciences politiques et directeur général du CRISP, Jean Faniel, le parti nationaliste pourrait bien y trouver son compte et en profiter pour faire campagne comme elle l'entend.

"La situation est la suivante : on a vu le gouvernement se déchirer. Et je ne dis pas que la situation a été voulue comme telle, mais d’une certaine manière, elle pourrait arranger les quatre partenaires de ce qui était encore hier le gouvernement de la suédoise. Tous les quatre vont pouvoir apparaître avec leur bilan socio-économique. Les trois partis qui restent, pourront dire 'regardez, nous avons tenu bon'. La N-VA elle, va pouvoir dire 'regardez, nous ne sommes toujours pas un parti comme les autres. Nous sommes capables de choisir l’opposition pour défendre nos idées.' " Une manière de rompre avec le gouvernement donc, sans cependant renverser la table, explique Jean Faniel au micro de Soir première.

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Les prochaines élections sont prévues le 26 mai 2019. Cela laisse cinq mois à la N-VA pour faire campagne. Cinq mois, très précieux selon l'expert, pour qui la migration va dès lors s'imposer comme LE thème de campagne du parti nationaliste. "La N-VA va avoir bien le temps de préparer le terrain pour reprendre la main sur la thématique migratoire au Vlaams Belang. Il faut donc s’attendre à une campagne qui sera particulièrement dure et virulente sur le thème de la migration en Flandre", explique Jean Faniel. Un thème qui risque bien d'éclipser ceux des enjeux climatiques ou du pouvoir d'achat "qui sont pourtant mis en avant par certains mouvements sociaux". 

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