Crise de la dioxine: l'Etat belge a-t-il raté un joli pactole ?

La firme Verkest a été à l'origine de cette crise de la dioxine
La firme Verkest a été à l'origine de cette crise de la dioxine - © Archive LIEVEN VAN ASSCHE - BELGA

A en croire la presse flamande, l'Etat belge a oublié de se porter partie civile dans le procès de l'entreprise Verkest. Une entreprise au cœur de la crise de la dioxine en 1999. Or elle vient d'être condamnée à débourser plus d'un million d'euros.

Un énorme gâchis : au printemps 1999, des huiles techniques avaient été mélangées à de la graisse animale. Et aboutissaient ainsi dans la nourriture animale. 7 millions de poules et 60 000 porcs ont été abattus préventivement, retraits massifs dans les magasins. Sans oublier une crise politique qui allait jeter le CVP dans l'opposition.

14 ans après, l'affaire se traîne encore en justice. Mercredi le tribunal de Gand a condamné au civil la firme Verkest pour avoir livré ce mélange empoisonné. Ils déclaraient sur leurs factures fournir de la graisse animale. Les frères Verkest avaient été condamnés au pénal à deux ans de prison pour faux en écriture. Mercredi, sur le plan civil,  les sanctions sont aussi tombées. Une quarantaine de bouchers sont dédommagés, tout comme des entreprises de fabrication d'aliments pour bétail.

Mais ce qui étonne, et c'est Het Nieuwsblad qui le révèle, c’est que ni l'Etat fédéral, ni la Région flamande, ni l'Afsca ne reçoivent un dédommagement. Et pour cause : il n’y a eu aucune requête de leur part. Et pourtant les demandes de ces parties sont énormes : 400 millions d’euros. Selon le journal, l'explication est simple : les avocats concernés n'étaient pas au courant qu'une action était en cours.

Les avocats des parties dédommagées disent qu'il n'avait pas été question de se prévenir mutuellement. Tout n'est pas perdu : il reste 10 ans pour introduire une action.

M. Lagase

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