Crise à la N-VA: De Wever s'en prend au PS... qui réagit

"La N-VA est et reste un parti nationaliste flamand", a souligné jeudi son président Bart De Wever dans une lettre ouverte, publiée  sous le titre Werk maken van confederalisme au lendemain de la démission des députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters. "Le confédéralisme est la prochaine étape que nous voulons atteindre", tonne Bart De Wever, appelant à éviter la division en interne, qui constituerait "le plus gros cadeau à offrir au PS".

"Depuis notre création, nous luttons pour l'autonomie de la Flandre, et nous convainquons élections après élections plus de Flamands à ce sujet", commente l'homme fort de la N-VA. Ce dernier souhaite placer les Francophones dans une position demanderesse dans la perspective d'une future réforme de l'Etat, et ce en employant le pouvoir que les électeurs flamands ont confié à son parti.

"Nous menons une politique qui est bonne pour la Flandre et que les Flamands réclament depuis une décennie déjà. Laurette Onkelinx ne parle pas de 'flamandisation' pour rien. Tôt ou tard, la pression sur le PS deviendra intenable. Peut-être pas aujourd'hui, ni demain, mais rapidement", poursuit Bart De Wever. Le moment qui permettra d'atteindre le confédéralisme dépendra des électeurs et de personne d'autre, insiste-t-il, avant d'appeler son parti à rester uni et à continuer à travailler dur pour réaliser ses objectifs.

Il restera à voir également ce que pensera le MR de voir la politique du gouvernement de Charles Michel présentée comme essentiellement flamande...

La réponse du PS

"C’est systématique : dès que quelque chose tourne mal pour la N-VA, Bart De Wever détourne l’attention et trouve des boucs émissaires : les francophones, les réfugiés, les syndicats, le PS…", s'indigne-t-on chez les socialistes. Dans un communiqué, le Président du PS Elio Di Rupo déclare : "Quand De Wever se réjouit de la flamandisation de l’Etat, ce n’est pourtant pas le PS qu’il insulte, mais 4 millions de francophones."

"Plutôt que de parler du PS, Bart De Wever et les ministres N-VA feraient mieux de se mettre au travail et de s’occuper du gouffre budgétaire de 10 milliards d’euros et du pouvoir d’achat des citoyens", conclut Elio Di Rupo.

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