Crise des oeufs: Jean-Marc Delizée exige le rapport remis à Willy Borsus le 25 juillet

Après les auditions de mercredi à la Chambre sur la crise des œufs, on ressort "avec plus de questions que de réponses aux questions initiales que l'on posait" selon Jean-Marc Delizée, député PS et président de la commission économie et agriculture de la Chambre. Il regrette que la problématique des œufs contaminés au fipronil arrive si tard au parlement, alors que l'Afsca avait été mis en alerte début juin. "On reste sur notre faim puisqu'on ne sait toujours pas si les œufs que l'on a dans nos frigos sont ou pas contaminés par le fipronil". "La sécurité alimentaire est une vigilance de tous les jours, donc attendre sept semaines pour informer les ministres, cela ne va pas" dit-il.

Il faut élargir le spectre du contrôle

"Le fipronil est interdit dans la chaîne alimentaire, donc il devrait y avoir zéro fipronil dans les œufs". Cela dépasse le débat sur le seuil de dangerosité: "Dans ce que l'on mange, l'accumulation de produits toxiques est nuisible à la santé des gens. Dans les produits dérivés, tels que la mayonnaise, on ne sait pas s'il y a eu des contaminations de certains œufs par certains produits, et depuis quand".

Selon Jean-Marc Delizée, "il faut élargir le spectre du contrôle mais, selon le ministre et l'Afsca, ils ne vont réanalyser que les six cas où les résultats semblent problématiques pour la santé".

"On ne fera pas l'économie d'une évaluation des procédures d'action de l'Afsca, des moyens nécessaires pour essayer de tirer les leçons de cette nouvelle crise. Les procédures ne sont-elles pas trop administratives? Ne faut-il pas changer la manière de contrôler, et la rapidité avec laquelle on informe les gens et le type de communication? Tout cela doit être mis à plat", selon le député.

Mercato d'été

Jean-Marc Delizée veut convoquer une nouvelle séance de sa commission parlementaire la semaine prochaine. Willy Borsus (MR), qui était en charge de l'Agriculture au gouvernement fédéral jusqu'à ce qu'il devienne, le 28 juillet, ministre-président de la Région wallonne, a reçu un rapport qui n'a pas été communiqué aux députés. 

"Dans la transparence, on voudrait comparer ce rapport du 25 juillet avec celui du 7 août de l'Afsca. Y a-t-il des différences entre les deux? Est-ce que monsieur Borsus a bien pris la mesure du problème le 25 juillet? Est-ce que le dossier était incomplet? Ou est-ce que monsieur Borsus était déjà en train de penser à son transfert à la Région wallonne et à son mercato d'été plutôt que de s'occuper de sécurité alimentaire? Comment la transition entre les deux ministres s'est-elle faite?"

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