CRIOC: éduquer les jeunes à l'utilisation du gsm

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Le Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs (CRIOC) souhaite l'instauration d'une éducation à l'utilisation du gsm, comme c'est déjà le cas pour l'internet.

L'utilisation des technologies de l'information et de la communication, du gsm en particulier, n'est pas sans risques, constate le CRIOC.

Si depuis quelques années, le taux moyen de possession de gsm a très légèrement évolué, on constate cependant une augmentation plus importante chez les jeunes de 13-14 ans. Ils reçoivent généralement le gsm en cadeau des parents.

Si la diminution des prix d'achat explique en partie la large diffusion du produit, le succès du gsm s'explique aussi par le fait qu'il constitue un élément d'identification du jeune, un signe de reconnaissance sociale.

Les cartes prépayées, par les parents, constituent le mode principal de paiement mais de plus en plus de jeunes utilisent leur argent de poche pour financer leur appareil. L'abonnement est peu répandu chez les jeunes, et le nombre d'abonnés est resté identique depuis 2006.

En matière d'utilisation, les jeunes se caractérisent par l'envoi de SMS. Ce sont les jeunes âgés de 12 ans qui envoient le plus de SMS, jusqu'à 20 par semaine.

Le CRIOC s'interroge aussi sur les pratiques des producteurs et des fournisseurs de service.

GSM pour enfants

Des producteurs ont ainsi déjà procédé à des essais de mise sur le marché de téléphones mobiles destinés à des enfants de 4 et 5 ans. Même à 9 ans, note le CRIOC, le gsm sert plus de moyen de reconnaissance sociale entre pairs que d'outil de communication.

Quant aux pratiques des fournisseurs de services, elles méritent à tout le moins un renforcement de la protection des mineurs, selon le CRIOC, car un premier code de conduite entre opérateurs a montré ses limites et n'est pas respecté par des fournisseurs étrangers.

L'organisation des consommateurs propose que l'éducation à l'info-compétence soit étendue à la téléphonie mobile.

Les prises de risques constatées pour les jeunes adolescents en téléphonie mobile (fréquence d'appels, de SMS, de jeux, usage des fonctions images et sons) doivent s'accompagner de mesures de protection plus spécifiques, de type double « opt-in » (système d'autorisation) par exemple, afin de les aider à gérer leur budget notamment, poursuit le communiqué du CRIOC.

 

(Belga)

 

 

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