Création d'une "Casualty Extraction Team" pour évacuer plus rapidement les victimes d'un attentat

Le scénario: deux terroristes viennent d'ouvrir le feu dans une salle de spectacle. De nombreux blessés sont à déplorer. Les unités spéciales de la police fédérale et la police locale interviennent rapidement sur place et isolent les auteurs dans le sous-sol du bâtiment. Avec l'aide de la police, les services de secours peuvent déjà intervenir et évacuer les blessés. Cet exercice conjoint mené mardi entre la police et les pompiers de la zone de secours de Bruxelles, en présence du ministre de l'Intérieur Jan Jambon, marque le lancement de la première "Casualty Extraction Team" (CET) de Belgique.

Quatre-vingt pompiers sont actuellement formés par l'Académie nationale de police afin de constituer cette première "Casualty Extraction Team" (CET) de Belgique, un concept venu du Royaume-Uni.

Pouvoir intervenir plus rapidement

L'objectif est de permettre à cette équipe de secours spécialisée d'intervenir sur les lieux d'une fusillade avant que l'auteur ne soit neutralisé. "C'est une leçon que nous avons apprise de l'attentat du 13 novembre 2015 au Bataclan à Paris", a indiqué Jan Jambon. "Les services de secours n'avaient pas pu aider les victimes avant que la police n'abatte les terroristes. Avec cette équipe, nous pourrons aider les victimes beaucoup plus vite."

La zone de secours de Bruxelles et la zone de police de Bruxelles-Ixelles ont pris part au projet pilote. Les zones de secours des quatre autres grandes villes du pays (Anvers, Charleroi, Liège et Gand) disposeront également à terme d'une équipe identique, a assuré M. Jambon. La secrétaire d'Etat bruxelloise à la Lutte contre l'incendie et l'Aide médicale urgente, Cécile Jodogne, soutient également l'initiative.

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