Crash du MH17: la presse néerlandaise est "sous le choc"

Crash du MH17: la presse néerlandaise est "sous le choc"
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Crash du MH17: la presse néerlandaise est "sous le choc" - © Tous droits réservés

La presse néerlandaise, "sous le choc" et dénonçant un "meurtre affreux", tentait vendredi de trouver les responsables du crash aérien dans l'est de l'Ukraine ayant coûté la vie à 298 personnes, dont au moins 154 Néerlandais et 5 Belges. La presse russe s'interroge également sur l'identité des coupables.

"Sous le choc", titrait le quotidien populaire Algemeen Dagblad alors que le Telegraaf évoquait "un meurtre affreux" et "une attaque terroriste". "Une vague de tristesse et de désarroi", assurait de son côté le quotidien de centre-gauche Volkskrant. Images de la carcasse ou des passeports néerlandais retrouvés en Ukraine, cartes explicatives, photos de victimes ou de leurs proches en pleurs apprenant la terrible nouvelle, la presse consacrait non seulement ses premières pages, mais aussi de larges dossiers à la catastrophe. Car les circonstances du crash sont encore floues alors que des responsables américains assurent que l'avion a été abattu par un missile sol-air. L'avion de la compagnie Malaysia Airlines s'est écrasé dans une zone contrôlée par les rebelles pro-russes.

Kiev et les rebelles se sont immédiatement mutuellement accusés d'être à l'origine du tir supposé.

"Tout semble indiquer qu'il s'agit des rebelles pro-russes", affirme le quotidien de centre-gauche de Volkskrant, selon lequel "la catastrophe aérienne met Vladimir Poutine dans l'embarras".

Le quotidien NRC se veut plus prudent et soutient: "il y a surtout beaucoup de questions et il n'y a pas encore de réponse à chacune d'entre elles". "Est-ce que MH17 a été abattu et si oui, par qui?", "que disent l'Ukraine et la Russie au sujet de ce crash?".

Ce crash est le deuxième plus meurtrier de l'histoire des Pays-Bas, selon l'agence de presse néerlandaise ANP: en 1977, deux Boeings 747 entrent en collision à l'aéroport de Ténérife, dans les Iles Canaries, faisant 583 morts, dont 238 Néerlandais.

Les échos de la presse russe

"Qui a abattu l'avion", titrait le quotidien Vedomosti. "La riche histoire des activités de guerre impliquant des séparatistes ou des groupes armés n'a jamais vu d'insurgés abattre un avion de passagers. Des missiles puissants tombent rarement entre leurs mains", poursuit le quotidien.

Vedomosti rappelle cependant que, selon les agences de presse russes, le 29 juin, des insurgés s'étaient emparés d'une unité militaire où se trouvaient des missiles Bouk, capables d'atteindre des cibles à une altitude de plus de 10 kilomètres.

De son côté, le journal Tvoï Den consacrait sa Une au crash avec pour légende "Les autorités de la République populaire de Donetsk (autoproclamée par les séparatistes pro-russes, ndlr) affirment que l'avion a été détruit par un missile ukrainien Bouk". "Les insurgés n'ont pas de telles armes", affirme par ailleurs ce journal populaire.

Le quotidien Kommersant, citant une source dans l'aviation russe, conclut que l'Ukraine portera, quel que soit le coupable, la responsabilité de la tragédie. Kiev "aurait dû entièrement interdire les vols dans les zones" en proie aux combats dans l'Est du pays, estime cette source. Celle-ci affirme que l'Ukraine avait fermé son espace aérien aux vols au dessus des zones de conflits mais seulement pour les vols dont l'altitude était inférieure à 7800 mètres.

 

RTBF avec Belga et AFP

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