Covid en Belgique : la stratégie 2.0 de testing lancée, avec autotests pour tous dès le 6 avril et dépistage répétitif dans les entreprises

Le ministre de la Santé Franck Vandenbroucke a précisé les détails de la stratégie 2.0 de testing de la Belgique, alors que les chiffres d’hospitalisations montrent le début d’une troisième vague.

A côté des tests PCR, utilisés depuis le début pour identifier une personne positive au coronavirus, des autotests rapides viennent s’ajouter pour les entreprises et les citoyens. La stratégie 2.0 repose donc sur trois lignes :

  • La première ligne reste les tests PCR, utilisés dès qu’il y a suspicion de symptômes covid ou contact direct avec une personne positive.
  • La deuxième ligne est un dépistage répétitif dans les entreprises où le télétravail n’est pas possible, en collaboration avec les médecins du travail.
  • La troisième ligne sont des autotests disponibles pour tous, en pharmacie le 6 avril.

Autotests pour tous dès le 6 avril

Dès le 6 avril, il sera possible de se procurer des autotests en pharmacie. Ce sont donc des tests dont le prélèvement et la lecture des résultats peuvent se faire personnellement, sans besoin de personnel soignant. Le résultat est disponible au bout de 15 à 20 minutes. Pour les enfants de moins de 12 ans, le test doit être réalisé par un adulte.

Il est important de bien interpréter les résultats de cet autotest :

  • Si le test est négatif, il faut tout de même rester vigilant, car cela ne signifie pas que l’on n’est pas contagieux. Leur fiabilité est également moindre par rapport aux tests PCR.
  • Si le test est positif, il faut contacter son médecin généraliste qui demandera un test PCR de contrôle, pour confirmer la contamination. En attendant les résultats du PCR, il faut se mettre en isolement.

C’est un test à but de "courtoisie", qui ne donne donc pas droits à certains privilèges si le résultat est négatif. Il est par exemple recommandé si l’on doit accompagner une personne à risque quelque part.


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L’intérêt de ces autotests réside aussi dans leur capacité à identifier les personnes hautement infectieuses. Selon le Prof. Herman Goossens, président de la Taskforce Testing, les personnes hautement contagieuses sont identifiées avec une fiabilité de 80% par les tests rapides.

Actuellement, un seul autotest est autorisé par l’AFMPS, l’Agence des médicaments : c’est un test antigénique à prélèvement nasal. D’autres producteurs ont déposé des dossiers d’autorisation, il est donc possible que la liste de ces autotests disponibles s’allonge. Cette liste est disponible sur le site officiel de l’AFPMS, et sera mise à jour.

Le prix de base (du producteur) de cet autotest tourne autour des 7-8 euros, pour avoir le prix final, il faut ajouter les frais de transport et de distribution, encore inconnus. Ces autotests seront disponibles au prix de 1 euro pour les personnes bénéficiant de l’intervention majorée.

La distribution de ces autotests dans les pharmacies sera évaluée au bout de quatre semaines, afin de voir s’il est nécessaire d’élargir la distribution dans les grandes surfaces.

Dépistage répétitif dans les entreprises

Depuis le 23 mars, les entreprises peuvent demander des tests rapides antigéniques pour mettre en place la stratégie de dépistage répétitif là où le télétravail n’est pas possible, à raison de deux fois par semaine, en collaboration avec les médecins du travail. Ces tests sont fournis gratuitement par le fédéral, sur demande des entreprises via un formulaire disponible sur le site du SPF Emploi.

En une semaine, 50.000 ont déjà été demandés par les entreprises. Il est prévu que le fédéral puisse fournir 150.000 de ces tests antigéniques par semaine. Le fédéral dispose actuellement d’un stock de 570.000 tests à cet effet, 500.000 tests supplémentaires sont attendus.

Jusqu’à 150.000 tests PCR par jour

Concernant les tests PCR, Carole Schirvel, commissaire-adjointe de gouvernement, a annoncé des capacités de 150.000 tests hebdomadaires par jour, via le développement de la plateforme fédérale. Ce qui représenterait un doublement par rapport au nombre maximal de tests par jour atteint lors de la deuxième vague d’automne 2020.

Et les tests salivaires ?

Actuellement, les tests salivaires ne sont pas intégrés dans la stratégie nationale de testing, leur fiabilité devant encore être déterminé. Mais ils font l’objet d’études pilote, notamment dans l’enseignement.

L'ULiège, qui a développé son propre test salivaire, le met à disposition de ses étudiants sur ses différents campus.

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