"Cours de rien": attendre 2016 "n'est pas une solution" pour Rudy Demotte

Attendre 2016 n'est pas une solution, estime Rudy Demotte
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Attendre 2016 n'est pas une solution, estime Rudy Demotte - © RTBF

Que vont offrir comme alternatives les écoles officielles pour les élèves qui demanderont une dispense pour les cours de religion et de morale ? La question agite le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, depuis le 13 mars dernier, depuis que la Cour Constitutionnelle a déclaré ces cours facultatifs et non plus obligatoires.

Il faut donc inventer un encadrement alternatif pour ces élèves. La ministre de l’Éducation Joëlle Milquet avait déposé un projet pour un encadrement pédagogique particulier, un projet fortement critiqué par le Conseil d’État.

Rien à la rentrée 2015?

La ministre devait donc trouver une solution : la plus simple, affirme la ministre, serait d’en revenir à un cours de morale neutre en lieu et place d’un cours de morale laïque et ce, de manière à répondre aux critiques du Conseil d’État. Mais cette solution a déjà été rejetée par le PS.

Du coup, Joëlle Milquet proposerait de repousser à 2016 l’entrée en vigueur son encadrement alternatif. Rien donc pour la rentrée de septembre 2015. Pour l’année prochaine elle renverrait la balle et la responsabilité aux pouvoirs organisateurs, à eux de décider d’organiser ou non la dispense.

Au PS, on rejette totalement cette position. Rudy Demotte, le ministre-président PS, est clair : "Nous avons une position, qui est celle d'une juridiction, nous avons connaissance de cette position depuis un certain temps. La ministre de l'Enseignement elle-même a lancé un sondage pour voir quelle était aujourd'hui la photographie de la situation et des demandes des personnes qui voulaient être dispensés des cours de religion et de morale, alors penser que surseoir est une solution en soi nous exposerait à de nouveaux recours. Nous avons eu ce matin une discussion qui n'est pas close. Discussion que nous allons réentreprendre la semaine prochaine."

Les mots sont choisis mais le désaccord est total entre PS et cdH. Du côté de Joëlle Milquet, on ne préfère pas réagir pour le moment. Dans l'entourage de la ministre, on dit qu'il est hors de question de provoquer un chaos en programmant si rapidement cet encadrement pédagogique différencié. Les positions sont donc très tranchées entre les deux partenaires du gouvernement francophone.

Ce mercredi matin, lors du conseil des ministres de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce débat a été rapidement abordé. Sans trouver de solution. Le temps presse. La semaine prochaine, le gouvernement est condamné à trouver un accord.

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