Cours de citoyenneté: "Arrêtons les polémiques stériles" demande Marie-Martine Schyns

Après avoir décidé de ne pas proposer à ses élèves de préparer des cadeaux pour la fête des mères, une école bruxelloise a reçu des centaines d'e-mails menaçants, au point qu'une patrouille de police a été postée à l'entrée de l'établissement. Interrogée par Thomas Gadisseux sur La Prem1ère la ministre de l’Éducation Marie-Martine Schyns (cdH) estime que le choix qu'a fait cette école "reste sa liberté et ressort de l'autonomie pédagogique. Quand les traditions font du bien, je pense que c'est important de les maintenir. Je respecte le choix de cette école. Il y a peut-être eu un souci dans la communication avec les parents. Le dialogue entre les familles, les parents et l'école, c'est ça qui est important".

Cours de philosophie et de citoyenneté

Tous les élèves de l'enseignement officiel doivent suivre un cours d'une heure de philosophie et de citoyenneté (CPC). Dans les prochains jours, les parents de ces élèves recevront un formulaire qui leur permettra de choisir entre suivre le cours de morale ou de religion ou d'en être dispensé au profit d'une deuxième heure de CPC. La Fapeo et le CAL ont critiqué ce formulaire, accusant l'administration de privilégier "des cours dispensés par les organismes religieux". "Le formulaire est conforme à l'avis de la Cour constitutionnelle et le Conseil d’État n'y a vu aucune objection, répond la ministre. J'ose espérer que pour un choix aussi personnel, ce n'est pas simplement l'ordre de présentation des cours sur la feuille qui a une influence. Arrêtons ce genre de polémiques stériles. C'est aux parents, avec leur enfant, de poser un choix".

Pensions des enseignants

Une procédure en conflit d'intérêts a été lancée contre le projet de réforme de la pension des enseignants lancé par le gouvernement fédéral. Le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) "a annoncé que la réforme globale des pensions devait générer des économies. Je pense qu'il ne faut pas dissocier les enseignants des autres. Le ministre a annoncé qu'il ne prendra pas les mesures qui vont avoir un impact réel sur la pension des enseignants, tant qu'il n'aura pas mis sur la table des propositions sur la pénibilité. La vraie question c'est la pénibilité. Enseignant c'est un métier qui demande énormément d'investissements, d'énergie. Donc il faut travailler finement ces critères de pénibilité, et aujourd'hui on n'y voit pas clair".

Marie-Martine Schyns estime qu'il est justifié de lancer une procédure en conflit d'intérêts, dès lors que "les entités fédérées estiment qu'il y a un impact important sur des membres du personnel qui les concernent pleinement (110 000 enseignants). Les enseignants sont les plus gros contributeurs aux pensions. Il est logique d'intégrer des critères de pénibilité pour cette fonction".

Pacte d'excellence

A quand la mise en œuvre du Pacte d'excellence ? La ministre annonce deux changements dès septembre prochain : "Le renforcement de l'encadrement en maternelle. On a cinquante millions d'euros sur trois ans pour les maternelles, cette année on va dégager le premier tiers afin d'avoir davantage d'enseignants dans les classes où il y a le plus d'enfants. Et sept millions d'euros sont dégagés dès septembre pour soutenir les directeurs dans leurs tâches administratives".

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