"Coup de Pouce" pour les jeunes PME wallonnes

Le prêt "coup de pouce" qui permet à un particulier de prêter de l’argent à un indépendant ou une PME démarre très fort en Wallonie. Depuis son lancement, fin 2016, 350 jeunes sociétés ont expérimenté la formule et ont pu lever 6,5 millions d’euros.   
Inspiré d’une mesure initiée aux Pays Bas, relayée ensuite en Flandre, la formule séduit des centaines de jeunes entreprises wallonnes.

Quand les banques sont frileuses
Si la formule marche, c’est d’abord parce qu’elle offre une porte de secours quand le circuit classique ne fonctionne pas. Pierre Faingnaert gère une PME qui a répondu à un appel d’offre d’Airbus mais les banques ont refusé leur aide. L’argent, il l’a donc trouvé chez ses frères et sœurs.
Même expérience pour Sandrine Grégoire qui devait acheter un terrain pour lancer son activité. Le prêt, ici aussi, vient des proches: "Mon papa avait de l’argent de côté et voulait l’investir. Cela a été une opportunité des deux côtés", dit-elle.

En pays de connaissance
L’investissement présente toujours un risque, mais la formule fonctionne parce que les parties se connaissent. Pierre Faingnaert explique que sa famille était sûre qu’il tiendrait bon, ce qui a permis d’accorder facilement les fonds nécessaires.
Mais, dit-il, "la priorité, c’était le rendement." Un gain bien plus rémunérateur que sur les livrets de dépôts: intérêts du prêt et crédit d’impôt peuvent donner un bénéfice de près de 5%.

Etendre la mesure?
Les indépendants plaident donc chaudement pour la formule. Ils souhaitent même l’étendre. Aujourd’hui, en effet, seules les sociétés qui n’ont pas plus de 5 ans y ont accès. Pierre Frédéric Nyst, Président de l’Union des Classes Moyennes voudrait faire sauter cette limite. Des sociétés qui ont décollé mais qui doivent stabiliser leurs activités y auraient aussi utilement recours, dit-il.
L’idée n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd: elle est à l’étude au Gouvernement wallon qui doit encore en mesurer l’impact financier.

 

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