Corvéables à merci? Les militaires sont dans le rouge

Pour le général Jean-Paul Deconinck c’est le savoir-faire et la réputation des soldats belges qui sont en péril.
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Pour le général Jean-Paul Deconinck c’est le savoir-faire et la réputation des soldats belges qui sont en péril. - © Tous droits réservés

Le général-major Jean-Paul Deconinck, patron de la composante terre, assure que les effectifs militaires sont à  leur déploiement maximum. Avec 1800 hommes, il serait impossible de leur en demander davantage.  "C’est un cri d’alarme lancé au gouvernement fédéral. La composante terre est à sa capacité maximale  de déploiement, si ce chiffre doit se maintenir ou encore augmenter, il va falloir engager de nouvelles recrues en compensation".

"Revoir la mission de surveillance Homeland"

Avec le déploiement des militaires dans les rues depuis janvier 2015,  et dans les prisons aujourd’hui, le nombre de soldats détachés n’a cessé d’augmenter. Pour le général, il faut revoir la mission de surveillance Homeland dans les rues du pays. "Il faut faire mieux avec moins dans le rues. Pour dégager des hommes, il faudrait privilégier la surveillance dynamique comme des patrouilles. Les militaires sont d’ailleurs mieux formés à cela."

Jean-Paul Deconinck estime même que c’est le savoir-faire et la réputation des soldats belges qui sont en péril. "Ce que je mets dans les rues quotidiennement, ce sont des hommes que je ne mets pas à l’entrainement…On peut même dire que le programme d’entrainement 2016 est mis à plat et qu’il faudra rattraper des mois de formations."

Il faudrait, toujours selon le général, engager 1500 nouvelles recrues chaque année d’ici 2020 pour assurer l’ensemble des missions intérieure et à l’étranger. Mais vu les restrictions budgétaires, ce n’est pas vraiment dans les plans du gouvernement fédéral.

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