Coronavirus: qui devra venir à l'école lundi?

Coronavirus: qui devra venir à l'école lundi?
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Coronavirus: qui devra venir à l'école lundi? - © Tous droits réservés

Pour contrer l'épidémie de coronavirus en Belgique, les cours seront suspendus dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles à partir de ce lundi 16 mars et jusqu'aux vacances de Pâques. Dans ce contexte, les enfants ne seront plus obligés de venir à l'école. Un service d'accueil sera toutefois assuré et les enseignants devront dès lors être bien présents lundi, annonce le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet (MR).

Le gouvernement communautaire s'est réuni dans la nuit de jeudi à vendredi à l'issue du Conseil national de sécurité qui a décidé de la suspension de cours sur l'ensemble de la Belgique.Les cours dans les écoles seront suspendus dès lundi prochain et jusqu'au 3 avril, en vue de limiter la propagation du coronavirus (Covid-19) en Belgique, avait annoncé jeudi soir la Première ministre Sophie Wilmès.

Les établissements scolaires maintiendront toutefois un service d'accueil des enfants. Selon M. Jeholet, ce dispositif a été validé par les experts. "Il y a eu une pression forte des parents. Cette inquiétude était légitime de leur part. On y répond."

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles doit à présent implémenter la mesure. Il s'est réuni juste après le Conseil national de sécurité. "Dès lundi, les enfants ne seront plus obligés de venir à l'école. Les enseignants par contre devront être présents pour assurer l'accueil, un peu comme lors des jours blancs. Nous évaluerons alors le nombre d'enfants présents, estimerons les besoins et pourrons établir les modalités en fonction de la fréquentation", a précisé M. Jeholet.

Cet encadrement des enfants a été prévu spécifiquement pour les personnes qui travaillent elles-mêmes dans le domaine des soins, et pour les enfants dont il n'est pas possible d'organiser une garde autre que par les personnes âgées.

Les enfants des enseignants pourront aussi bénéficier de l'encadrement lundi, a assuré le ministre-président. "Dès ce vendredi, la ministre de l'Enseignement Caroline Désir rencontrera les pouvoirs organisateurs et de nombreuses réunions sont prévues", a ajouté Pierre-Yves Jeholet.

"On avait besoin de cette unité nationale", a commenté le ministre-président. "La pire des choses aurait été l'élaboration de plans d'urgence différents. Cette phase fédérale permet des mesures identiques partout, notamment pour les écoles. A nous de mettre en oeuvre et d'appliquer, de communiquer, d'informer et de sensibiliser."

Contrairement aux écoles, les crèches continueront à fonctionner normalement. 

Conseil national de Sécurité: l'allocution complète de Sophie Wilmès

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