Coronavirus : les premières doses du vaccin AstraZeneca seront livrées en Belgique le 7 février

Le groupe de travail sur la vaccination a fait le point ce samedi sur la campagne de vaccination contre le Covid-19 en Belgique. Après ceux de Pfizer et Moderna, le vaccin d’AstraZeneca est attendu. Les premières doses devraient arriver à la fin de la semaine prochaine, le 7 février, selon les informations reçues par les autorités belges et confirmée par le groupe de travail sur la vaccination.

Après avoir été pointé du doigt pour ses retards, AstraZeneca livrera 80.000 doses à la Belgique le 7 février. Une deuxième livraison aura lieu le 17 février, pour un peu plus de 200.000 doses, a confirmé Xavier De Cuyper, l’Administrateur général de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé.

L’autorisation de mettre le vaccin d’AstraZeneca sur le marché a été donnée vendredi, sous conditions. Ce week-end, le rapport public d’évaluation européenne devrait être communiqué à la Belgique. A partir de ce moment, le Conseil Supérieur de la Santé devra étudier en profondeur les conclusions des autorités européennes sur le vaccin d’AstraZeneca.

Le Conseil Supérieur de la Santé fera des recommandations quant à l’utilisation de ce vaccin pour certains groupes cibles. Soit il l’autorisera de la même manière que pour les deux autres vaccins, à partir de 18 ans et sans contraintes pour des tranches d’âge supérieures. Soit il y aura des restrictions pour des groupes particuliers. On a vu que, dans d’autres pays, des questions se sont posées sur la possibilité de vacciner les plus de 65 ans avec le vaccin d’AstraZeneca. Il reste environ 7 jours au Conseil Supérieur de la Santé pour préciser les modalités d’administration du vaccin d’AstraZeneca

Malgré les retards de livraison, la task force vaccination s’accroche au planning prévu

A long terme, le planning de vaccination prévoit que tous ceux qui souhaitent être vaccinés aient au moins reçu une première injection d’ici septembre. Les retards connus ces derniers jours dans les livraisons, tant chez Pfizer et Moderna que chez AstraZeneca n’affectent pas ce planning, pour le moment. "Les retards n’impactent pas la campagne de manière fondamentale pour l’instant", assure la co-responsable du groupe de travail, Sabine Stordeur. Cela s’explique par le fait que les premières livraisons d’AstraZeneca sont relativement limitées en nombre de doses. "Il est par contre essentiel que les prochaines, plus importantes, ne soient pas retardées", précise le directeur de la task force Dirk Ramaekers.

Le nombre limité de doses livrées jusqu’à présent empêche d’avoir un calendrier de vaccination précis à moyen terme. Actuellement, au niveau de la phase 1A de vaccination, ce sont les vaccins Pfizer et Moderna qui sont utilisés. Jusqu’à présent, seul le vaccin Pfizer est délivré en quantités suffisantes pour faire avancer la vaccination dans les maisons de repos et les hôpitaux, explique Sabine Stordeur, la co-responsable du groupe de travail.

Les annonces de retard de livraison et de diminutions de quantité ont nécessité une adaptation de la planification ces semaines-ci, pour pouvoir délivrer les premières doses en suffisance, mais aussi les deuxièmes doses à ceux qui doivent déjà la recevoir.

Jusqu’à présent, 271.000 personnes ont reçu une première dose. 13.000 ont déjà été vaccinées avec la deuxième dose. On doit à présent gérer l’administration de la deuxième dose à ceux qui ont été vaccinés en janvier, lorsque la campagne de vaccination a connu un coup d’accélérateur.

On recommande aux entités fédérées de ralentir l’administration des premières doses

La semaine prochaine, quasi 81.000 personnes recevront une deuxième dose. C’est un nombre élevé. Etant donné les retards de livraison et les diminutions de quantité de vaccins livrées dernièrement, les autorités doivent jongler avec le planning de vaccination. Pas question d’administrer trop de premières doses, sous peine de ne pas avoir assez de vaccins pour administrer les deuxièmes doses à ceux qui en ont besoin. "Nous avons conseillé aux entités fédérées de plafonner chaque semaine le nombre de nouvelles personnes à vacciner, de manière à pouvoir continuer le schéma de vaccination sans qu’il n’y ait un impact négatif sur ce schéma", précise Sabine Stordeur. Pour le vaccin Pfizer, il est en effet établi, avec confirmation de l’Agence européenne des médicaments que le délai entre la première et la deuxième dose doit être de 21 jours et pas plus, contrairement à ce que certains pays, dont la France, avaient imaginé faire.

Les autorités se disent confiantes. "Les nouvelles de Pfizer sont rassurantes. On voit qu’en février, on va pouvoir continuer la campagne de vaccination telle qu’envisagée pour la phase 1A, sans impact majeur", estime Sabine stordeur. Quant au deuxième vaccin arrivé sur le sol belge, le vaccin Moderna, il était arrivé en quantité limitée et avait été réservé aux hôpitaux.

A présent, avec les confirmations de livraisons reçues, le groupe de travail sur la vaccination estime être en mesure de rehausser légèrement le plafond qui avait été annoncé la semaine dernière. Au lieu de 54.300 personnes qui pourront recevoir une première dose de vaccin, on passera à 58.625 personnes vaccinables pour la première fois, à partir de la semaine prochaine.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK