Coronavirus: les gouvernements flamand et germanophone ne réclament pas de pouvoirs spéciaux

Les gouvernement flamand et germanophone ne souhaitent pas (encore) disposer de pouvoirs spéciaux. Ils ne seront pas demandé tant que le parlement est en mesure de se réunir, a indiqué mardi le cabinet du ministre-président Jan Jambon. Cette démarche n'est pas à l'ordre du jour actuellement en Communauté germanophone, indique Karl-Heinz Lambertz, le président de l'hémicycle germanophone.

De tels pouvoirs spéciaux ont été demandés au niveau fédéral par la nouvelle équipe de la Première ministre Sophie Wilmès et par les gouvernements wallon, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région bruxelloise, pour combattre de manière adéquate la pandémie du coronavirus qui a déjà fait au moins dix morts en Belgique.

Le gouvernement flamand ne compte pas, dans l'état actuel des choses, formuler une telle demande "afin de respecter pleinement la démocratie", a indiqué l'entourage de M. Jambon (N-VA) à l'agence Belga.

Il présentera toutefois mercredi en urgence au parlement flamand un projet de décret qui doit permettre à son équipe de prendre rapidement des décisions dans divers domaines. Ce texte prévoit ainsi de dispenser de permis environnemental les projets temporaires d'infrastructures de santé.

Les germanophones adaptent leurs méthodes de travail

Cette démarche n'est pas à l'ordre du jour actuellement en Communauté germanophone, indique Karl-Heinz Lambertz, le président de l'hémicycle. Le parlement  a décidé d'adapter sa méthode de travail en supprimant, jusqu'au 3 avril, les séances plénières et les réunions de commission. Ce n'est pas pour autant que le travail des parlementaires est suspendu.

Au niveau des moyens d'action spéciaux que pourraient accorder les élus au gouvernement, Karl-Heinz Lambertz, le président de l'Assemblée, explique que l'exécutif n'a, pour l'heure, pas formulé de demande en ce sens.

"Plusieurs éléments expliquent cette situation. D'abord, la petite taille de la Communauté germanophone permet une plus grande rapidité d'action qu'en sein d'autres entités. Ensuite, certaines compétences mobilisées durant cette crise sont exercées par un autre niveau de pouvoir. Au niveau de la sécurité par exemple, c'est le fédéral qui gère. Pour les mesures visant à venir en aides aux entreprises, cela est en grande partie du ressort de la Région wallonne", explique le président de l'hémicycle qui souligne, qu'en matière de budget, un décret prévoit déjà la possibilité pour le gouvernement de prendre certaines décisions, dans l'urgence et sans passer par le parlement.

Si une demande était formulée par le gouvernement afin d'obtenir des pouvoirs spéciaux, Karl-Heinz Lambertz assure que les élus pourraient y répondre dans un délai bref.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK