Coronavirus : le congé de Toussaint prolongé jusqu’au 11 novembre en Fédération Wallonie-Bruxelles, pas en Flandre

Le journal Le Soir l’a annoncé et c’est confirmé par le cabinet de la ministre de l’Éducation Caroline Désir : le congé de Toussaint prévu cette année du 2 novembre au 6 est prolongé de trois jours jusqu’au jour férié du 11 novembre (inclus), date de la commémoration de l’armistice de 1918. Les écoles accueilleront donc les élèves à partir du 12 novembre.

Cette décision est la conséquence de la multiplication de cas dans les écoles, avec un nombre grandissant de membres du personnel touchés par le coronavirus. La ministre Désir précise que cette décision est prise "sous réserve des décisions du comité de concertation" qui se réunit ce vendredi. A noter également que ces deux jours d'absence ne devront pas être récupérés : il y a une réduction de 2 unités du nombre de jours d'école prévus par le calendrier scolaire, "tout en respectant le minimum légal" indique la ministre.

"Crise sanitaire dans les écoles", testing trop lent et pacte d’excellence suspendu

Pour Roland Lahaye, le secrétaire général de la CSC-Enseignement, qui a participé aux discussions ce jeudi, c’est une "sage décision" : "c’est une prise de conscience de l’état de la crise sanitaire au niveau des écoles, et au aussi de l’état de fatigue des enseignants, des élèves, tous les membres du personnel. On accueille de manière favorable cet allongement du congé de Toussaint. Avec possibilité, évidemment, pour les familles qui en auraient besoin, d’un accueil qui serait extrascolaire, pris en charge soit au niveau communal, soit à un niveau encore à définir. C’est une sage décision, pour briser les chaînes de transmission, de même que pour permettre au personnel de récupérer. Ils en ont bien besoin. Il faut se rendre à l’évidence, certaines écoles ne peuvent plus fonctionner : soit trop d’élèves, soit trop d’enseignants étaient absents."

Autre gros souci selon la CSC : la lenteur du testing, qui prive les élèves de leur enseignant. Pour Roland Lahaye, la durée pour obtenir et un test et le résultat de celui-ci pénalise les écoles : "Les professeurs sont mis en quarantaine et peuvent revenir s’ils sont négatifs. Il faut améliorer la rapidité du test et la rapidité d’obtention du résultat."

Mise en place du pacte d'excellence suspendue

Le pacte d’excellence est une autre victime du COVID-19 : Roland Lahaye explique que la pression est telle sur les écoles, que les travaux concernant la mise en place du pacte d’excellence sont "suspendus" pour "permettre à chacun de se concentrer sur les élèves, surtout ceux qui sont en retard depuis le mois de mars. On reprendra les travaux plus tard." Caroline Désir insiste néanmoins : "Les réformes prévues par le Pacte sont plus que jamais indispensables. Il ne s’agit donc que d’un report dans le temps de réformes qui ont pour ambition de répondre aux défis fondamentaux de notre système scolaireCette décision n’est pas prise de gaîté de cœur mais nécessité fait loi."

Après la réunion du comité de concertation prévue demain après-midi, le monde enseignant devrait à nouveau se réunir sous l’égide la ministre de l’Éducation. Une remise à plat des codes couleurs "dans la perspective de rencontrer au maximum les intérêts des enfants et des jeunes tout en limitant les impacts organisationnels d’un changement de code pour les écoles et en garantissant la sécurité de toutes et tous" conclut la ministre de l’Éducation francophone.

La Flandre invoque l'arriéré scolaire actuel

En tout cas, une prolongation du congé de Toussaint n'est pas à l'ordre du jour en Flandre, a indiqué jeudi le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA). "Avec l'arriéré scolaire actuel, les dégâts dus à la suspension des cours durant le printemps, nous pouvons utiliser chaque jour d'école à bon escient", a de son côté indiqué le cabinet du ministre N-VA.

Les coupoles de l'enseignement catholique et public (Katholiek Onderwijs Vlaanderen et GO! ) en Flandre ne se sont quant à elles pas prononcées. Le point sera abordé lundi avec M. Weyts lors d'une réunion qui est consacrée à un réexamen du code orange de manière à permettre à plus d'élèves de se rendre à l'école.

Jusqu'à présent, l'enseignement obligatoire en Flandre demeure en code jaune.

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