Détecter un rebond du coronavirus en analysant les eaux usées

Deux fois par semaine, des prélèvements des eaux usées sont effectués dans plusieurs stations d’épuration en Wallonie. Ces prélèvements sont ensuite analysés par la société E-Biom en collaboration avec l’université de Namur. Ces tests permettent de détecter la concentration du virus présent dans les eaux usées explique Jonathan Marescaux, cofondateur d’E-Biom : "La quantité du virus dans les eaux usées est corrélée à l’arrivée potentielle d’un rebond de l’épidémie".

24 à 48 heures

On sait bien entendu que le virus est présent sur notre territoire et qu’il continue de circuler. Mais dès qu’il atteint un certain taux, ces analyses permettent de lancer l’alerte précise le président de la SPGE, la société publique de gestion de l’eau.

"Les analyses prennent 24 à 48 heures et donc cela nous permet de savoir si le virus est présent même si les personnes sont asymptomatiques ou avant même que la maladie ne se déclare réellement. En clair, cela nous permet d’avoir plusieurs jours d’avance et d’alerter les autorités politiques et de prendre les dispositions nécessaires".

 

Actuellement, les eaux de 8 stations d’épuration wallonnes sont soumises à analyse mais en cas de rebond du virus, le système pourra s’étendre sur plus de stations. On pourra également prendre des mesures plus ciblées souligne Catherine Linard, géographe de la santé à l’université de Namur.

"Si on détecte une situation anormale, on pourra intensifier les prélèvements et les analyses. On pourra aussi contrôler à des endroits plus précis en ciblant par exemple un quartier, une entreprise ou une université. Cela permettra également d’alerter la population et d’envisager des mesures particulières."

Ces analyses sont d’ores et déjà programmées jusqu’à la fin de l’année. Le procédé développé en Wallonie suscite un vif intérêt de la part de Sciensano. L’idée serait de l’étendre à l’ensemble de la Belgique.

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