Coronavirus : l'analyse de la surmortalité prouve que la méthode de calcul belge est la bonne

Depuis le début de l’épidémie, la Belgique a opté pour une méthode de calcul qui prend en compte à la fois les décès rapportés dans les hôpitaux et ayant été testés mais également les cas suspects, c’est-à-dire pour lesquels aucun test n’a été réalisé. Cette méthode de calcul et de surveillance des décès est aujourd’hui considérée comme l’une des plus justes au monde. Bien évidemment, cela donne des chiffres qui peuvent sembler plus élevés. Mais qui au final sont plus proches de la réalité.

Et si certains pays n’ont pas choisi cette approche, ils sont aussi nombreux à désormais opter pour la méthode belge.

L’analyse de la surmortalité pour preuve

Ce jeudi, lors du point presse quotidien du centre de crise, Emmanuel André a dévoilé une analyse chiffrée mettant en évidence "une augmentation de la surmortalité", environ 80% de surmortalité. Et surtout, ces chiffres montrent une corrélation entre cette surmortalité et l’évaluation belge. Une approche qui semble être beaucoup plus proche de la réalité.


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Graphique à l’appui, Emmanuel André, porte-parole du centre de crise, explique, "il y a quelques semaines il y avait près de 80% de surmortalité en Belgique. Cette surmortalité représente un chiffre plus important que ce que l’on peut voir pendant une grippe ou une vague de chaleur. Donc c’est une surmortalité importante et qui concerne toutes les tranches d’âges, même si nous savons que cette épidémie a particulièrement touché les personnes âgées".

La prise en compte des décès suspects

 

En parallèle, le graphique montre d’un côté (en vert et en pointillé) le nombre de décès rapportés à la suite d’un test au coronavirus. Autrement dit les décès pour lesquels nous sommes sûrs qu’ils sont liés au Covid-19. "Ce nombre ne représente pas totalement l’augmentation de la mortalité", indique Emmanuel André.


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De l’autre (en vert et en ligne continue), on peut observer la courbe des décès liés à l’épidémie tels que pris en compte en Belgique : à savoir les décès suspects et les cas confirmés. Et là, le match avec la courbe de mortalité globale en Belgique opère davantage. Ainsi, la prise en compte des cas suspects, approche décidée par la Belgique est une "approche plus près de la réalité […] qui nous a permis d’avoir une vue correcte sur la situation", détaille l’expert.

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