Coronavirus: l'absence de tests sur les enfants du centre Fedasil inquiète le bourgmestre de Coxyde

Coronavirus: l'absence de tests sur les enfants du centre Fedasil inquiète le bourgmestre de Coxyde
Coronavirus: l'absence de tests sur les enfants du centre Fedasil inquiète le bourgmestre de Coxyde - © KURT DESPLENTER - BELGA

Le bourgmestre de Coxyde, Marc Vanden Bussche, a interpellé samedi Fedasil sur les mesures de confinement dans le centre d'asile de la ville côtière. "Il est incompréhensible que les résidents soient autorisés à revoir leur famille à l'autre bout du pays, alors que tout le monde est confiné." Le bourgmestre estime également que les enfants du centre ne peuvent pas être autorisés à aller à l'école tant qu'ils n'ont pas été testés. De son côté, Fedasil explique appliquer les recommandations de Sciensano.

Le centre d'accueil temporaire ouvert sur le site de la base aérienne de Coxyde a ouvert en janvier pour les demandeurs de protection internationale (asile). Le centre sera opérationnel jusque fin juin. Fin mars, les 300 résidents du centre ont été placés en confinement à la demande de la commune. Aujourd'hui, le bourgmestre est en désaccord avec Fedasil sur l'absence de tests sur les enfants.

"Dans les maisons de repos et autres centres, des tests approfondis sont effectués, alors pourquoi ne pas le faire dans le centre d'asile? Des infections ont été diagnostiquées, mais Fedasil agit comme si de rien n'était. J'aimerais que les virologues et la ministre de la Santé me disent comment traiter cette question", pointe-t-il.

Le bourgmestre aurait été en contact avec la direction de certaines écoles. "Ils n'apprécient pas non plus le fait que les enfants du centre où des infections ont été diagnostiquées, reviennent tout simplement à l'école. Tout le monde vit très proches les uns des autres, parfois avec plusieurs familles dans une même pièce. Les règles de distanciation sociale ne sont pas respectées et les résidents obtiennent toujours l'autorisation de rejoindre leur famille dans une autre ville. Cela est incompréhensible, alors que chacun doit rester chez soi pour éviter la propagation du virus", explique M. Vanden Bussche.

Selon Fedasil, les instituts de recherche ne recommandent pas de tester les enfants avant qu'ils puissent retourner à l'école. L'organisation dit suivre strictement les recommandations de Sciensano en la matière.

Fedasil explique aussi que "depuis le déclenchement de la crise de la corona, les demandeurs d'asile ne sont plus autorisés à rendre visite à leur famille ou à leurs amis", explique la responsable Mieke Candaele. "En raison du manque de places, les résidents peuvent choisir de quitter le centre et rester chez des amis, mais ils doivent donner une adresse permanente et suivre toutes les règles."

"Tous les résidents connaissent les mesures sanitaires et la grande majorité d'entre eux les respectent, comme la plupart des Belges. Tout comme les Belges, ils ont peur de tomber malade", conclut Candaele.

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