Coronavirus : "Il y a une tendance à ne plus respecter les règles, c'est un danger individuel et collectif", rappelle Sophie Wilmès

Sophie Wilmès (MR), la Première ministre, s’est exprimée à l’issue du comité de concertation qui s’est tenu ce dimanche matin à Bruxelles. Le but de cette réunion qui rassemble le fédéral, les Régions et les Communautés : faire le point sur l’épidémie de coronavirus dans notre pays.

"L’objectif de la réunion, c’était d’abord de faire le point", explique Sophie Wilmès. La situation est sensible, avec une augmentation des nouveaux cas de contamination. "La situation épidémiologique n’évolue pas favorablement", reconnaît la Première ministre.

Politiques, experts… ils ont été nombreux à s’exprimer depuis vendredi. Certains parlant de "début de deuxième vague", d’autre voyant plutôt des "vaguelettes". D’où cette volonté de Sophie Wilmès : "C’est pour ça que j’ai demandé que non seulement les membres classiques du comité de concertation puissent être présents, mais aussi et surtout que les responsables du tracing viennent nous expliquer ce qui se passe réellement."

Contaminations familiales ou lors de fêtes

Verdict : "On constate que les cas qui se développent sont surtout dans des localisations assez limitées, dans des zones assez limitées, dans des communautés assez limitées", martèle la Première ministre qui évoque "des contaminations familiales" ou dans le cadre de "fêtes".

C’est pourquoi "ça ne demande pas aujourd’hui – parce qu’on évalue les choses au fur et à mesure – de mesures supplémentaires au niveau du Conseil national de sécurité (CNS)".

Le CNS, qui se réunira le jeudi 23 juillet prochain, "prend des dispositifs de manière assez générale valables pour l’ensemble du pays et il s’agit ici de situations plus localisées qui n’exigent pas ce type d’intervention à ce stade-ci".


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Il n’empêche, pas question de relâcher la vigilance face au virus. "S’il y a bien quelque chose qu’on doit faire passer comme message, encore et toujours, c’est qu’on se rend compte qu’il y a une tendance à ne plus respecter les règles telles qu’elles sont établies et c’est un danger individuel et collectif", insiste Sophie Wilmès.

"On rappelle encore que les règles sont là non seulement pour être suivies mais elles sont surtout là pour protéger la population dans son ensemble", conclut la Première ministre.

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