Coronavirus : Georges-Louis Bouchez (MR), inquiet, préconise des "mesures plus strictes"

Doit-on prendre des mesures plus strictes pour contrer le coronavirus ? Le président du MR était l’invité de Thomas Gadisseux ce mercredi dans Matin Prem1ère. Et Georges-Louis Bouchez de plaider pour de nouvelles mesures.


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Tout le monde doit se réveiller

"Tout le monde doit se réveiller, dit-il. Si on continue comme ça, on va arriver à la saturation de la capacité hospitalière dans les toutes prochaines semaines […] 850 contaminations pour 100.000 habitants, c’est 8,5 fois plus que ce qui permet de maîtriser le virus", s’inquiète Georges-Louis Bouchez. Pour lui, il faut respecter toutes les mesures déjà en place, et des mesures plus strictes doivent être prises.

Un "volume de mesures" plus important

Quelles mesures supplémentaires ? Et le président du MR de vouloir "aller plus loin" et de plaider pour des mesures comme le port du masque généralisé dans les centres-villes, une limitation du public dans les compétitions sportives (surtout pour le symbole), et une suspension du championnat en sport amateur. "Il faut être beaucoup plus cohérent en la matière".

Le président du MR ose une métaphore aquatique. "Vous devez voir qu’on a pour le moment 100 robinets où de l’eau coule. Ce qu’on essaye de faire, c’est fermer un maximum de robinets pour que le virus diminue sa circulation. Mais on ne peut pas fermer tous les robinets, parce que sinon on va mourir de soif. Et mourir de soif c’est quoi ? C’est totalement tuer notre économie, totalement tuer nos relations sociales".

La situation est dramatique

Pour cela, Georges-Louis Bouchez plaide pour un équilibre entre économie et social, qui va avec un renforcement des protocoles. "Il faut préserver une activité économique raisonnable, il faut aussi préserver un minimum de bien-être psychologique". Le libéral dit souhaiter sauvegarder les écoles. Une priorité selon lui.


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Mais dans d’autres domaines, "il va falloir revoir nos protocoles" insiste Georges-Louis Bouchez. Avec "bienveillance" selon lui mais dans le sport notamment, et dans la culture aussi.

 

Un scénario à la lombarde ?

"Je ne veux pas jouer au prophète du malheur. Notre responsabilité est de prendre des mesures supplémentaires dans les prochaines heures. En 2021, on sera encore impacté par cette crise. On doit aujourd’hui prendre des restrictions plus fortes. En tant que libéral ça me touche au plus profond mais nous n’avons pas le choix si on veut préserver nos capacités hospitalières" justifie le libéral.

Ce n’est pas en pointant du doigt qu’on va y arriver

Georges-Louis Bouchez déplore que la semaine et le week-end dernier, "la difficulté est que l’on focalisait tout sur l’Horeca. Le problème, c’est que ces débats ont donné le sentiment qu’on stigmatise l’Horeca. Nous voulons soutenir le secteur", insiste le libéral. Le secteur Horeca n’est pas responsable de la situation, poursuit Georges-Louis Bouchez.


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Mea culpa politique et "bienveillance"

Est-ce que le confinement plus strict annoncé vendredi en comité de concertation a été bien exposé par les politiques. "Est-ce que c’était 'audible'"?, demande Thomas Gadisseux. Et Georges-Louis Bouchez de faire son mea culpa. "Les esprits n’étaient pas mûrs. Beaucoup de choses ont évolué dans le courant du week-end. Il y a eu une grosse prise de conscience. Et ça, c’est notre faute à nous, responsables politiques. On doit faire beaucoup plus de pédagogie, beaucoup plus de préparation de l’opinion à ces mesures". Cela justifie pour lui notamment sa venue ce matin pour préconiser de nouvelles mesures restrictives. "Je ne veux pas être responsable d’avoir un peu de lâcheté de ne pas dire la vérité au moment où il faut la dire".

Le président du MR souligne que la crise pourrait encore durant 6 à 8 mois au moins, en attendant un vaccin. "Les nouvelles sont assez encourageantes. Elles n’ont peut-être pas été aussi bonnes qu’espéré. Donc ça veut dire qu’on doit se préparer. Mais tous ensemble, on y arrivera. Donc pas de panique. Mais il faut travailler et surtout, de la bienveillance", conclut le Montois.

Des nouvelles mesures plus restrictives sont donc à attendre à la suite du comité de concertation qui se tiendra vendredi.

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