Coronavirus en home : "De plus en plus de pays commencent à copier le modèle belge" selon Emmanuel André

Face à l’épidémie du coronavirus et dans l’analyse chiffrée de son impact, la Belgique a opté pour une méthode de calcul et de surveillance des cas qui comptabilise le plus largement possible. Une méthode que beaucoup de pays n’ont pas appliquée au départ, mais, relève Emmanuel André, porte-parole du centre de crise, " de plus en plus de pays commencent à copier le modèle belge".

Une méthode qui "nous permet de prendre la mesure de la sévérité de la situation", ajoute-t-il.

Au plus large pour plus de précisions

En effet, la Belgique a choisi de prendre en compte à la fois les personnes qui sont décédées dans des hôpitaux des suites du coronavirus, et pour lesquelles des tests ont pu être réalisés mais également les cas suspects de covid-19. Autrement dit, les personnes décédées qui n’ont pas pu être testées mais qui présentent une forte suspicion d’être liées au coronavirus.

C’est la raison pour laquelle, le centre de crise comptabilise les décès suspects dans les maisons de repos. Ce que d’autres pays ne font pas. L’Espagne, la France (jusqu'au 2 avril), l’Angleterre, le Pays de Galles, ou encore la Lombardie : tous ces pays et régions ne comptabilisent pas les décès en MRS, les chiffres officiels de mortalité due au COVID-19 sont très certainement fortement sous-évalués, comme nous l'expliquions le 17 avril dernier.


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Quand on ne sait pas, c’est plus difficile d’agir

"Cette addition de deux éléments donne l’impression que la Belgique a beaucoup plus de décès", informe Emmanuel André. Toutefois, "notre système de surveillance qui prend en considération la situation dans les maisons de repos n’a pas été appliqué directement dans la plupart des pays avec lesquels nous sommes comparés".

C’est pourtant une méthode qui permet plus de précision, qui permet d’avoir une image plus large de la "sévérité" de l’épidémie, justifie le porte-parole. En effet, dans cette situation de pandémie mondiale, le centre de crise interfédéral semble vouloir une analyse la plus large possible pour pouvoir se préparer au mieux à toutes les éventualités. "Quand on ne sait pas, c’est plus difficile d’agir", tranche Emmanuel André.


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Une approche qui fait ses preuves puisque l’on "observe que de plus en plus pays commencent à copier le modèle belge de surveillance", indique Emmanuel André. Et d’ajouter, "même si c’est un modèle qui donne des chiffres qui sont plus importants et donc qui nous permet de prendre la mesure de la sévérité de la situation, c’est un modèle qui est plus précis".

 

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