Coronavirus en Belgique : "une réticence des experts officiels à l'élargissement du testing dans les foyers"

Depuis le rebond de cas de coronavirus de la mi-juillet en Belgique, et tout particulièrement depuis le dernier CNS du 27 juillet, plusieurs experts plaident ardemment pour la mise en place de dépistages massifs localisés, dans des foyers, zones et quartiers particulièrement touchés par le virus. Parmi eux, un habitué des plateaux de la RTBF, Yves Coppieters, infectiologue et professeur à l’ULB, qui parle d’une réticence incompréhensible, et d’un manque de prévoyance, du groupe d’experts officiels, le Risk Assessement Group RAG, groupes d’experts et scientifiques qui évaluent le risque pour la population sur base de données épidémiologiques et scientifiques) sur la stratégie de dépistage en Belgique.

"On l’a vu à Anvers ou dans certains foyers de contamination, le Risk Assessment Group, qui influence la décision politique, n’est toujours pas convaincu de l’élargissement des testings dans les foyers à forte transmission."


►►► Testing en Belgique : des capacités existantes, mais dormantes, et qui ne sont encore pas tout à fait opérationnelles


"Ce groupe semble aussi réticent à recommencer les campagnes de dépistage dans les maisons de repos et de soin, que ce soit à travers les tests sérologiques (qui repèrent la production d’anticorps) ou les tests diagnostics PCR (qui repèrent la présence du virus). Là, je pense que c’est une grosse erreur. On n’est pas dans une stratégie de prévention par rapport à ce qui pourrait arriver en septembre, c’est maintenant qu’il faut mettre ça en place, qu’il faut structurer les choses, pour que l’on ne se retrouve pas dans une situation comme début mars."

"Il y a une réticence du groupe d’experts officiels par rapport à une stratégie de base."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK