Conseil national de sécurité : les contacts rapprochés avec plus de 5 personnes par mois sont déconseillés

Le nombre de contacts autorisés diffère d'un endroit à l'autre
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Le nombre de contacts autorisés diffère d'un endroit à l'autre - © Klaus Vedfelt - Getty Images

Le Conseil national de sécurité s’est réuni ce mercredi. Le concept de "bulle sociale" a été reprécisé, afin de définir le nombre personnes avec qui chaque Belge peut avoir des contacts rapprochés. Il est vrai que cette notion n’était pas clairement comprise par la majorité de la population. Jusqu’à présent, cinq contacts rapprochés étaient autorisés au maximum, par famille et par semaine.


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Au cours de la conférence de presse, la Première ministre Sophie Wilmès a rappelé que les contacts sociaux étaient un sujet très sensible au sein de la population. Elle a insisté sur le fait que chacun pouvait voir toutes les personnes qu’il souhaite à condition de garder ses distances à tout moment et, si ce n’est pas possible, de porter un masque pendant ces rencontres. Par ailleurs, dans tous les cas, chacun ne pourra pas rencontrer plus de 10 personnes au même moment et au même endroit (enfants non compris).

Sophie Wilmès (re) précise ce qu’il faut entendre par "contact rapproché" : c’est lorsqu’on est physiquement proche d’une personne qui ne fait partie de son propre foyer, pendant plus de 15 minutes, sans distance d’1,50 mètre et sans masque. Ces contacts rapprochés ne sont pas interdits mais ils doivent être limités le plus possible. Plus la situation épidémiologique évoluera défavorablement, plus il faudra restreindre ces contacts.

Afin de quantifier le nombre de contacts, les experts proposent un point de référence qui varie entre 1 et 5, en fonction de la situation sanitaire. Pour le moment, précise ce mercredi Sophie Wilmès, les experts conseillent à chacun de ne pas avoir de contacts rapprochés avec plus de 5 personnes (hors foyer) par mois. Ce sont des personnes que "vous pouvez enlacer, avec qui vous pouvez manger ou boire un verre en étant proche l’un de l’autre, des personnes avec qui vous ne maintenez pas les distances. Il s’agit donc bien d’un choix individuel de 5 personnes. Et puisque ce n’est pas une obligation, cela induit que vous faites le choix de ces 5 personnes en votre âme et conscience", dit encore la Première ministre. 

Les experts du Celeval sont en train d’élaborer un "baromètre de l’épidémie" qui englobera le niveau national, le niveau régional et le niveau provincial. Ce baromètre fonctionnera par palier : plus la situation s’aggrave, plus il y aura des mesures de restrictions, ce qui permettra aux autorités, aux professionnels et aux citoyens de mieux appréhender l’évolution de l’épidémie. Il sera publié lors des conférences de presse du Centre de crise qui sont diffusées trois fois par semaine. Et ce baromètre se basera (principalement et pas seulement) sur l’évolution du nombre d’hospitalisations, précise Sophie Wilmès. "Les chiffres des hospitalisations ne souffrent pas d’interprétations différentes, c’est donc un indicateur incontesté qui permet de mesurer la gravité de la situation", selon elle. Et cela permettra d’établir des prévisions sur plusieurs semaines sur les mesures à prendre.

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