Coronavirus en Belgique : un baromètre "code couleur", pour aider à la prise de décisions, en discussion probablement vendredi

En mode "télétravail", le ministre de la Santé a assisté à la commission de la Santé. Il annoncé la tenue d'un nouveau comité de concertation vendredi et l'adoption, probable, du baromètre attendu.
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En mode "télétravail", le ministre de la Santé a assisté à la commission de la Santé. Il annoncé la tenue d'un nouveau comité de concertation vendredi et l'adoption, probable, du baromètre attendu. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Le comité de concertation devrait se prononcer vendredi sur la mise en place d’un baromètre réglant l’adoption de mesures en fonction d’un code de couleurs pour faire face à l’épidémie de covid-19, a indiqué mardi le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, en commission de la Chambre.

Le ministre de la Santé, Frank Vandebroucke (SP-A) a montré l’exemple, comme l’a demandé le gouvernement, en privilégiant le télétravail. C’est dans son bureau, en chemise à carreaux, qu’il a répondu aux questions des députés de la commission de la Santé de la Chambre des Représentants.

Il y a annoncé qu’un comité de concertation devrait se tenir "aux environs de vendredi", a-t-il dit. Le ministre espère qu’à cette occasion, le baromètre que l’on attend depuis plusieurs semaines sera prêt et pourra être approuvé. Il s’agit d’un système de code couleur, probablement du vert au rouge. Les couleurs doivent rendre plus claire la prise de décisions dans le cadre de la gestion de l’épidémie de Covid-19, afin de faciliter le travail des autorités et d’accroître l’adhésion des citoyens.

Il faut que le baromètre reste "accroché au mur"

L’épidémie progresse sur tout le territoire mais de manière différente d’une région à l’autre. Des mesures supplémentaires sont donc prises à Bruxelles ou dans plusieurs provinces wallonnes, voire dans certaines localités. Ces mesures, comme l’instauration de couvre-feu, vont parfois au-delà de celles préconisées par le gouvernement fédéral à l’issue du précédent Comité de concertation (bulle de trois personnes, chiffre quatre, etc). Dans ce contexte, des députés s’inquiètent de la lisibilité d’un tel dispositif pour le citoyen. La stratégie nationale repose sur un socle commun de règles à respecter dans tout le pays mais qui peuvent être complétées, a expliqué le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. "Des mesures complémentaires sur le plan local ou sectoriel, c’est bienvenu, même si c’est compliqué pour le citoyen", a reconnu M. Vandenbroucke. L’élaboration d’un "baromètre" permettrait d’y voir plus clair. Mais l’instrument doit être au point ", a averti le ministre : "Il faut être sûr que ce baromètre peut être accroché au mur et y rester", a-t-il poursuivi.  Si nécessaire, a-t-il  dit, "des mesures ponctuelles immédiates seront prises, en concordance avec  la  philosophie du baromètre". 

Le baromètre est prêt, selon la Cellule d’évaluation fédérale (Celeval) qui regroupe les experts conseillant le gouvernement. Les experts ont encore tenu lundi une réunion de 4 heures sur le sujet. "C’est maintenant au politique de poursuivre avec ces recommandations. On a fait référence le plus possible aux protocoles existants", a expliqué le président de la Celeval, Tom Auwers. Le commissaire du gouvernement Pedro Facon finalise l’instrument qui sera la base sur laquelle s’appuieront les mesures prises à l’avenir. "Normalement, il sera proposé vendredi au comité de concertation", a confirmé le porte-parole du Premier ministre.

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