Coronavirus en Belgique : remettre "l'angoisse de la population à sa juste place", estime Sophie Quoilin, de Sciensano

"Aujourd’hui, les médecins généralistes sont débordés, notamment par des patients qu’ils doivent rassurer. L’angoisse latente de la population doit être remise à sa juste place et nous avons une responsabilité en la matière", a estimé Sophie Quoilin, épidémiologiste à Sciensano, ce vendredi soir, lors de son audition en commission spéciale Covid du Parlement de Wallonie.

Cette dernière a longuement répondu aux questions des parlementaires régionaux, notamment sur la présentation des chiffres quotidiens de l’évolution de la pandémie. Ceux-ci intègrent désormais le nombre de tests réalisés par provinces mais ne font pas encore la distinction entre personnes symptomatiques et asymptomatiques. "Ça pourrait être le cas prochainement, quand nous disposerons de toutes les données", a expliqué Sophie Quoilin.

Les tests : "un enjeu logistique"

La représentante de Sciensano est par ailleurs revenue sur les 70.000 tests quotidiens promis par le gouvernement. "C’est un véritable enjeu logistique de faire un tel nombre de tests alors qu’avec 30.000 tests quotidiens, le système est déjà au bord de la saturation", a-t-elle souligné.


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Enfin, Sophie Quoilin a défendu la manière précise dont la Belgique a comptabilisé les décès liés au Covid, "malgré la pression des politiques qui nous demandaient : 'mais vous êtes-sûrs ? '"

Vendredi prochain, la commission spéciale Covid du parlement régional entendra notamment les responsables de l’AViQ, l’agence wallonne pour une vie de qualité.

 

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