Coronavirus en Belgique : "Le variant pourrait nous imposer des mesures supplémentaires", estime Catherine Linard

Une nouvelle variante du coronavirus a récemment été identifiée en Angleterre. Pour les autorités anglo-saxonnes, cela justifie un nouveau confinement généralisé. Et il est vrai que la situation est relativement inquiétante Outre Manche : rien qu’en Angleterre, 27.000 personnes sont actuellement hospitalisées en raison du Covid-19, soit 40% de plus que lors du premier pic d’avril. "Dans la région de Londres, le taux de reproduction atteint 1.5 ce qui est similaire à ce que nous avons connu chez nous au moment de la reprise de l’épidémie" précise Catherine Linard, géographe de la santé à l’UNamur.

Un variant dangereux ?

Ce variant suscite pas mal d’inquiétudes dans la communauté scientifique, même s’il reste encore pas mal d’inconnues. "Au niveau de la virulence, il n’y a encore aucun élément qui démontre une sévérité accrue de la maladie. Par contre, le variant est plus contagieux, cela signifie qu'il pourrait mettre notre système sous pression. Actuellement, les mesures en vigueur chez nous permettent tout juste de garder le contrôle, avec un taux de reproduction sous la barre de 1. Si on fait face à un virus plus contagieux, cela pourrait augmenter ce taux de reproduction, donc les mesures pourraient se révéler insuffisantes" estime Catherine Linard.

"Ce variant n’inquiète pas spécialement le monde médical dans la mesure où l'on ne redoute des cas plus difficiles à soigner dans les hôpitaux" précise Stéphane De Wit, chef de service des maladies infectieuses à au CHU Saint-Pierre. "S’il s’avérait plus contagieux, parce que la question ne fait pas l’unanimité dans le monde scientifique, alors dans ce cas, nous pouvons être inquiets parce qu’il pourrait contribuer à un ré-allumage de l’épidémie".

Renforcement des mesures ?

Alors, face à ce variant et tenant compte de la situation de nos voisins qui décident de poursuivre ou de reprendre un confinement, ne faut-il pas envisager des mesures plus strictes ? Pour Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le covid-19, "il est essentiel d’agir très vite et plus vite que ce que nous avons fait par le passé. Par contre, réagir anticipativement en fonction de ce qui ce se passe dans d’autres pays alors que la situation va mieux chez nous, serait difficilement tolérable dans l’opinion publique".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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