Coronavirus en Belgique : la FWB débloque un fonds de garantie pour permettre la reprise des tournages

Coronavirus - Fonds de garantie pour permettre la reprise des tournages en Fédération Wallonie-Bruxelles
Coronavirus - Fonds de garantie pour permettre la reprise des tournages en Fédération Wallonie-Bruxelles - © Belga

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a pris un arrêté de pouvoirs spéciaux qui doit permettre une reprise des tournages de films grâce à la mise sur pied d’un fonds de garantie, ont annoncé samedi le ministre-président, Pierre-Yves Jeholet, et les ministres de la Culture et du Budget, Bénédicte Linard et Frédéric Daerden.

Un protocole sanitaire a été établi par la Fédération pour permettre la reprise des tournages des films et séries dès le 8 juin. Malheureusement, si les compagnies d’assurances continuent à couvrir les risques de production dans le cadre d’une assurance de production classique, elles refusent aujourd’hui catégoriquement d’y intégrer les risques liés au Covid-19. Dans les faits, cette situation pourrait conduire à l’absence de tout redémarrage car les conséquences financières d’une interruption ou d’un abandon de tournage pèseraient trop lourdement sur les producteurs.


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Après une concertation menée avec le secteur, le gouvernement a décidé d’utiliser le Fonds St’Art (Fonds d’impact pour la culture et la créativité) comme fonds de garantie destiné à pallier l’absence de couverture assurantielle pour les tournages.

Cette garantie, destinée à indemniser les tournages commencés entre le 1er juillet et le 30 septembre 2020 qui seraient interrompus ou suspendus en raison de la crise sanitaire, interviendra déduction faite d’une franchise et est triplement plafonnée : indemnisation limitée à un million d’euros par film, 20% du budget total du film et cinq millions d’euros maximum d’indemnisation pour le total des sinistres couverts.

Le Fonds de garantie ne couvrira qu’une période de trois mois, afin de permettre qu’au terme de cette période, ce mécanisme d’urgence puisse laisser la place à un autre, porté soit entièrement par les assureurs, soit de manière conjointe entre les assureurs et les pouvoirs publics.

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