Coronavirus en Belgique : face à l’inquiétude en Flandre, Sophie Wilmès convoque un comité de concertation ce dimanche

La Première ministre Sophie Wilmès a annoncé vendredi qu’elle convoquait le comité de concertation dimanche afin d’examiner la situation sanitaire et son évolution dans chaque partie du pays.

Les experts, notamment régionaux, participeront à la réunion. En fonction des conclusions, la réunion du Conseil National de Sécurité, programmée jeudi, pourra être avancée. Le ministre-président flamand, Jan Jambon, a demandé vendredi à la Première ministre d’avancer cette réunion du CNS au vu des chiffres inquiétants de l’évolution de la pandémie en Belgique.

Le comité de concertation réunit les gouvernements fédéral, des Communautés et des Régions.

Davantage de cas en Flandre ?

Cette demande du ministre-président flamand, Jan Jambon intervient alors que nous sommes face à une augmentation des cas dans le pays, mais principalement dans plusieurs parties de la Flandre : à Anvers, dans le Limbourg et Flandre occidentale.

A l’inverse dans le Hainaut ou encore à Bruxelles, la situation semble stable.

Si Sophie Wilmès a décidé de convoquer un comité de concertation ce dimanche, pour l’heure le Conseil national de sécurité prévu ce jeudi n’a pas été avancé.

Néanmoins, lors de ce comité de concertation, les experts régionaux devraient être entendus afin d’objectiver les raisons pour lesquelles la Flandre semble particulièrement touchée par une hausse de l’épidémie.

Sommes-nous face à une seconde vague ?

Depuis plusieurs jours consécutifs, les cas de nouvelles contaminations augmentent dans le pays. Ce vendredi, on compte 199 nouvelles contaminations, soit une augmentation de 32% sur les sept derniers jours.


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Plusieurs experts, à l’instar de Marc Van Ranst tirent la sonnette d’alarme. Pour lui, nous en sommes au début de la deuxième vague. D’autres, tel qu’Emmanuel André appellent à une vigilance accrue.

Mais du côté du centre interfédéral de crise, le message se veut rassurant : "Nous ne sommes pas dans le cadre d’une deuxième vague", explique le porte-parole Yves Van Laethem, sur le plateau de la Une, ce vendredi soir. "Nous ne sommes pas du tout dans les conditions du début de la première vague. On est devant un nombre de patients de l’ordre de 200 patients les derniers jours. Ce que l’on avait aussi en mars, mais dans des conditions totalement différentes. Nous sommes actuellement dans une phase avec des patients essentiellement asymptomatiques. Il y a une dizaine de patients admis tous les jours à l’hôpital".

Plus rassurant, Yves Van Laethem estime ainsi que "nous sommes devant une situation que nous pouvons encore maîtriser. Nous avons les moyens et les connaissances nécessaires pour les maîtriser, si nous agissons maintenant".

Des cas moins sévères ?

Pourtant les chiffres des nouvelles contaminations semblent aujourd’hui très proches de ceux de début mars. Nous comptions 214 nouvelles contaminations le 15 mars dernier. Le 17 mars, les autorités adoptaient le confinement du pays. Le 13 juillet dernier, nous comptions 216 cas de nouvelles contaminations.

Mais pour le porte-parole du centre interfédéral de crise, la situation est différente, car les cas sont aujourd’hui moins sévères. Non seulement, ils sont principalement "asymptomatiques" mais, de fait ce sont des patients qui ne doivent pas être hospitalisés. "A l’époque c’étaient des cas qui nécessitaient une hospitalisation et une assistance pour respirer. Aujourd’hui près de 50% des cas sont asymptomatiques. Et la majorité n’est pas admise à l’hôpital". Et d’ajouter, "à l’époque, ces 215 cas ça reflétait des milliers de cas non détectés. Ici, ces 215, cela représente quelques centaines de cas non détectés".

Yves Van Laethem sur une éventuelle "seconde vague" et sur le prochain CNS

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