Coronavirus en Belgique: de "faible" à "très grave", voici les 4 phases d'alerte du baromètre du comité de concertation

Il était très attendu, le voilà enfin : le baromètre de l’épidémie du coronavirus est prêt. Avec à la manœuvre Pedro Facon, le nouveau commissaire Corona du gouvernement Vivaldi. Ce baromètre sur 4 niveaux sera-t-il applicable sur tout le pays, ou par province ? La question se pose encore à l’heure actuelle. Ce baromètre, c’est une grille de lecture, il doit permettre à la population de savoir ce qui l’attend lors des différentes phases de cette crise sanitaire. Ce baromètre doit aussi donner une perspective, lorsque les chiffres descendront.

Voici ce baromètre :

Il y a, comme attendu, 4 phases :

  • Niveau 1 : aucune circulation du virus. "Ce niveau ne peut être atteint que lorsqu’il existe une immunité de groupe grâce à un vaccin efficace et accessible au public."
  • Niveau 2 : faible circulation du virus. C’est l’objectif affiché par les autorités : ce niveau permet "d’organiser le plus possible une vie normale dans l’enseignement, l’économie et la société pendant que les soins sont poursuivis dans tous leurs aspects et ne sont pas perturbés par la prise en charge des nombreux patients COVID-19."
  • Niveau 3 : alerte grave. La circulation du virus s’accélère, ce qui cause "une charge importante sur tout le système des soins de santé."
  • Niveau 4 : alerte très grave. C’est un niveau de circulation "intense", avec une "très forte pression sur le système des soins de santé à cause d’une saturation rapide de la capacité hospitalière et de la première ligne, y compris le testing et le contact tracing. Cette situation crée une spirale dangereuse et cause un impact important sur la société et l’économie."

À chaque phase ses mesures et contraintes

A quoi correspondent ces différents niveaux de façon pratique ? Il existe une série de mesures communes pour tous les niveaux d’alerte : gestes barrière, respect de la distance ou port du masque si pas possible (sauf en phase 1), protection des personnes vulnérables. Les différences entre niveaux concernent les contacts rapprochés. En phase 2, la bulle de contacts rapprochés est de 5 personnes par mois, en phase 3 de 3 personnes par mois et en phase 4 d’une seule personne par mois. Pour ce qui concerne le télétravail, en phase 2, celui-ci est recommandé, en phase 3, il est "fortement recommandé", et en phase 4 il est obligatoire là où c’est possible.

Pour les rassemblements, dans la sphère privée ou publique, là aussi, les mesures changent selon les phases. En phase 2, dans la sphère privée, c’est 10 personnes maximum à chaque réunion, 4 personnes en phase 3 et 4 personnes par mois (!) en phase 4. Pour les rassemblements dans la sphère publique, la phase 2 impose 2,5m² d’espace autour de chaque personne. La phase 3 exige 4 m² autour de chaque personne et la phase 4 10 m² et seulement si les rassemblements sont autorisés.

Selon les indicateurs épidémiologiques

Comment passer d’un seuil d’alerte à l’autre ? Les autorités analysent une série d’indicateurs épidémiologiques qui déclenchent le passage d’une phase d’alerte à l’autre. Ainsi, pour la phase 4, il est question d’un taux d’incidence supérieur à 400 nouveaux cas/100 000 habitants sur une période de deux semaines et un taux de positivité supérieur à 6%. Ou bien le critère retenu sera l’incidence sur 7 jours des nouvelles hospitalisations par 100 000 habitants supérieur à 14.

En tout cas, les chiffres actuels dépassent très largement ces seuils : le taux d’incidence pour les nouveaux cas en Belgique est de 550 (pour rappel, la phase 4 s’active à 400). Le taux de positivité, au niveau national, est de 12,7% (soit plus du double du passage à la phase 4). Il est plus que probable que la phase d’alerte 4 soit annoncée ce vendredi après-midi.

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