Coronavirus ce 2 février : le nombre de contaminations en Belgique toujours "sur un plateau"

La situation vaccinale et épidémiologique a été abordée dans le point presse sciensano de ce 2 février
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La situation vaccinale et épidémiologique a été abordée dans le point presse sciensano de ce 2 février - © BELGA

Ce mardi 2 février à 11h, le Centre interfédéral de crise en charge du suivi de l’évolution de l’épidémie Covid-19 en Belgique a tenu, comme à l’accoutumée, sa conférence de presse (lien vers Sciensano ici). Au programme : la présentation détaillée des chiffres à jour liés à la situation sanitaire et les dernières recommandations à la population des autorités publiques.

Les chiffres du jour

Nous nous maintenons sur ce plateau de contaminations depuis une dizaine de semaines. Depuis la fin du mois de novembre, les contaminations oscillent entre 2000 et 2500 par jour.

Les hospitalisations et les décès continuent, eux, de baisser légèrement.

Comme le précise Yves Van Laethem, en moyenne nous avons eu 2324 contaminations par jour par rapport à la semaine précédente. " Ceci est une augmentation de 9% mais il faut savoir qu’en même temps, le nombre de tests a augmenté de 13% ". Donc il y a, selon lui, clairement un lien entre la hausse des contaminations et celle du pourcentage de testing, notamment dans certaines tranches d’âges. Nous sommes donc encore sur ce fameux plateau grâce aux efforts que nous faisons en continu depuis plus de trois mois.

Selon les régions

Le nombre de contaminations selon les régions : il augmente partout sauf en région Bruxelles-Capitale et en province d’Anvers. La forte augmentation qui a eu lieu dans la province du Limbourg la semaine dernière a diminué (mais reste quand même de + 8%). C’est la province du Luxembourg qui subit la plus forte augmentation, avec 52% en plus. Le sud du pays est à présent plus concerné par les augmentations (à l’inverse des dernières semaines).

Selon les groupes d’âge

Tous les groupes d’âge sont concernés par la hausse. Mais la plus forte augmentation concerne les enfants (+40%) et les ados (+32%). Il s’agit aussi des groupes dont les tests ont le plus augmenté.

 

Les hospitalisations et les décès

La tendance pour les nouvelles hospitalisations est à la baisse. 119 nouvelles hospitalisations par jour la semaine dernière. C’est 12% de moins que la semaine précédente (on observe malgré tout une petite augmentation en province de Namur). 1852 patients sont actuellement hospitalisés (dont 325 en soins intensifs). C’est très stable.

Les fluctuations se situent à présent autour de 48 décès par jour (-6% par rapport à la semaine précédente) mais nous restons à un taux important, tel celui de la mi-mai dernier.

La campagne de vaccination se poursuit

Et Dirk Ramaekers, président de la taskforce "opérationnalisation de la stratégie de vaccination COVID-19" au sein du gouvernement fédéral, de faire un point sur l’actualité.

- Tout d’abord concernant la vaccination dans les maisons de repos et de soins (résidents, personnel…) :

Celle-ci se poursuit "sans relâche". De plus, de nombreux médecins généralistes et infirmiers à domiciles qui y sont liés ont déjà reçu le vaccin.

Les effets secondaires semblent être légers. A noter une hausse légère de la température et des douleurs dans le haut du bras.

Sans relâche 

- Ensuite, la vaccination dans les hôpitaux

La vaccination des prestataires de soins de santé a débuté il y a deux semaines. Cela concerne les services d’urgence, de soins intensifs et les services covid. Le vaccin Pfizer est utilisé dans 40 hôpitaux car les moyens de conservation y sont adéquats. Dans les autres hôpitaux, c’est le vaccin Moderna qui est utilisé.

Cette semaine, la livraison de 25.200 doses du vaccin Moderna a été effectuée. Au lieu des 31.200 prévues. Il y en a eu donc 6000 en moins qu’annoncé. "Cette réduction n’aura cependant qu’un impact limité sur la campagne de vaccination dans les hôpitaux. D’autres livraisons beaucoup plus importantes du vaccin Moderna devraient permettre de compenser cette baisse" tient à rassurer Dirk Ramaekers. Ce vaccin sera administré en deux doses à 4 semaines d’intervalle. Au total, plus de 64.000 premières vaccinations se dérouleront cette semaine.

" Par ailleurs, la deuxième dose sera administrée dans les maisons de repos et de soins, si bien que l’immunité de ces personnes âgées sera maximisée dans les semaines à venir".

3% de la population déjà vaccinée, selon les chiffres de la semaine dernière

Soit un chiffre de 280.000 Belges adultes. Ces chiffres, disponibles sur le site de sciensano sont mis à jour quotidiennement. Pour ce qui est de la vaccination dans les maisons de repos et de soins, la Belgique serait actuellement légèrement en avance sur son calendrier initial.

Des futures vaccinations ?

La taskforce vaccination est actuellement en attente de l’avis du conseil supérieur de la santé visant à identifier les groupes cibles qui pourront bénéficier du vaccin AstraZeneca. La réduction de livraison annoncée par le groupe pharmaceutique "devrait à court terme retarder le démarrage d’un certain nombre de vaccinations prévues en février et en mars. A partir d’avril (au moment où les centres de vaccination auront atteint leur vitesse de croisière, les retards devraient pouvoir être résorbés grâce à la livraison de plus grandes quantités de vaccins. A savoir celui de Pfizer, d’AstraZeneca et potentiellement de Janssen (Johnson&Johnson, ndlr). Si les livraisons actuellement prévues ont bel et bien lieu, le calendrier prévoyant le début de la vaccination des adultes en bonne santé durant l’été ("la Phase 2") sera respecté".


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Benoît Ramaeckers explique que la situation actuelle demande une grande flexibilité de la part de toutes les parties concernées, en particulier de la population. Il tient à la remercier pour les efforts consentis, notamment dans la mise en place et "l’organisation des centres de vaccination à grande échelle, qui constitueront bientôt des outils essentiels pour la vaccination d’au moins 70% de la population".

Quelques questions venant de la presse :

Peut-on déjà voir des effets de la campagne de vaccination dans les maisons de repos sur la vaccination ?

Les études nous montrent qu’à partir de 12 jours après la première dose, on obtient une protection déjà importante (88 à 90% pour les vaccins déjà donnés) Les études sont donc extrapolées. La première dose ayant été administrée fin janvier, on devrait, selon Yves Van Laethem, déjà avoir un premier impact sur la santé dans les homes. "Mais il est important que ces personnes plus fragiles reçoivent leur deuxième dose, ce qui sera le cas en février. De manière non seulement à conforter leur immunité mais aussi à la rendre plus durable. Fin février, début mars, on devrait donc se retrouver dans un état post-vaccinal plus adéquat chez la grande majorité des résidents des maisons de repos et de soins et d’avoir là l’impact majeur et le plus important par rapport aux risques qu’ils courent ".

Vacciné et porteur ?

Les personnes vaccinées peuvent néanmoins être porteuses du virus (positives, donc). "Les vaccins sont essentiellement construits pour éviter que l’on soit malade" explique Yves Van Laethem. "Accessoirement, éviter d’être porteur du virus (et donc de le transmettre à d’autres personnes). L’intensité quand au "portage" de cette protection vaccinale est pour le moment toujours inconnue dans le cadre de ce vaccin". Pour d’autres vaccins, c’est rarement du 100% mais "on espère qu’il sera le plus élevé possible de manière à construire cette immunité de groupe".

Dans le cas où la personne vaccinée tomberait néanmoins malade, il est trop tôt pour savoir si l’immunité qui commence à être construite peut la protéger d’une forme plus virulente de la maladie.

Et le porte-parole du centre interfédéral de crise de préciser qu’en aucun cas la vaccination ne peut entraîner un test PCR ou autre positif dans les voies respiratoires de la personne vaccinée (on n’injecte pas le virus).

Immunité de groupe 

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