Coronavirus: des citoyens portent plainte à l'Ordre des médecins contre Marc Van Ranst

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne laisse pas indifférent: le virologue Marc Van Ranst, membre du Celeval, groupe d'experts donnant des conseils sur la gestion de la crise du coronavirus en Belgique, est l'objet de critiques, de menaces, et maintenant d'une plainte à l'Ordre des médecins. 

Début août, des centaines de Belges ont pris part à une manifestation à Bruxelles pour exprimer leur colère face aux mesures sanitaires prises, et pour dénoncer le "pouvoir" de Marc Van Ranst.  "Il est le Premier ministre de notre Belgique. C’est lui qui décide. S’il donne son avis, avec les autres membres de Celeval, l’Etat doit suivre. On a donné le pouvoir de notre démocratie à ce monsieur-là. Il y en a d’autres mais c’est lui qui est le symbole pour les autres", expliquait alors l’avocat Michael Verstraeten.

Abus de pouvoir, fake news et dénigrement des collègues

Aujourd'hui, l'avocat va plus loin: il introduit, au nom de citoyens, une plainte contre le virologue à l'Ordre des médecins. Ce qui lui est reproché ? "D'abuser de son statut de médecin", de "diffuser des fausses informations" et d'instiller la peur dans la population - et en conséquence, d'être responsable de décès prématurés -, de "dénigrer publiquement ses collègues médecins".

Récemment, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, s'était pris le bec sur le réseau social Twitter avec le virologue, estimant qu'il outrepassait son rôle en faisant des sorties publiques sur les mesures à prendre dans la lutte contre le coronavirus en Belgique. 

Ses collègues médecins ne le voient pas toujours d'un bon oeil non plus. "Je pense malheureusement que certains experts, surtout au nord du pays, ont un poids extrême qui ne reflète pas l’ensemble de l’avis des experts et des médecins sur la problématique", notait il y a quelques jours Jean-Luc Gala, chef de clinique à Saint-Luc. 

L'avocat Michaël Verstraten a aussi représenté des citoyens, en juin, dans une plainte contre l'Etat belge. Ils estimaient que les mesures décidées pour lutter contre l'épidémie pendant le confinement étaient contraires aux droits de l'Homme.

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